Afrique du Sud : la Banque centrale baisse son taux de référence

Banque centrale
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La Banque centrale sud-africaine vient d'abaisser son taux de référence à son plus bas niveau en deux ans. Selon Lesetia Kganyago, gouverneur de la Banque centrale, le Comité de politique monétaire (CPM) a décidé de réduire le taux de rachat de 25 points de base à 6,5%. Un mouvement qui a de grandes chances d'être le dernier relâchement de la politique monétaire pendant un certain moment.
Cette baisse est la deuxième depuis celle décidée en juillet dernier, suite à un ralentissement de l'inflation qui se situait en deçà de la fourchette cible de 3% à 6%. Cette décision s'inscrit également dans l'élan positif né de l'arrivée de Cyril Ramaphosa à la tête de l'Etat en remplacement de Jacob Zuma, le mois dernier, stimulant au passage la confiance des investisseurs, du tissu économique local, des consommateurs ou encore du système monétaire.
«Bien que ces évolutions soient les bienvenues, le CPM préférerait que les anticipations d'inflation soient ancrées plus près du milieu de la bande cible, avec des décisions très indépendantes des données», a expliqué le gouverneur de la Banque centrale à la presse. Le régulateur prévoit un maintien de l'inflation dans la fourchette cible au moins jusqu'à la fin de 2020, avec un taux plancher de 5,5% lors du premier trimestre de 2019.
Parallèlement, la Banque a augmenté ses prévisions de croissance de 1,4% à 1,7% pour cet exercice et a réduit ses prévisions pour 2019 de 1,5% à 1,6%. L'Afrique du Sud a par ailleurs échappé à une troisième cote de crédit indésirable, après que Moody's Investors Service a maintenu son évaluation de la dette sud-africaine inchangée et fait passer ses perspectives à un niveau stable, plutôt que négatif. Une notation justifiée par le nouveau leadership politique.
Il n'empêche que la Banque centrale reste prudente sur les possibles évolutions de la situation économique, notamment sur le volet monétaire. Le rand a en effet gagné en valeur depuis l'arrivée de Ramaphosa à la tête de l'ANC en décembre dernier, ce qui a poussé le gouverneur de la Banque a estimé que la devise «est quelque peu surévaluée et son potentiel de renforcement probablement limité».
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