Angola / pétrole : la Sonangol renoue avec la croissance
Maimouna Dia

Sonangol
DR
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Un an après le départ du clan Dos Santos, la Sonangol -entraînée vers le bas au cours de ces trois dernières années par la chute des cours des hydrocarbures- affiche des indicateurs au vert. La compagnie pétrolière nationale angolaise a en effet annoncé un bénéfice net de 164 millions de dollars pour l'exercice clos le 28 décembre 2018, soit une hausse de 107% en glissement annuel.
L'Angola a produit en moyenne 1,5 million de barils par jour au cours de cette période, maintenant ainsi sa position de deuxième producteur de pétrole en Afrique. Et cela, en dépit d'une baisse de 5% de sa production par rapport à l'année précédente. Les performances de la société nationale angolaise sont le résultat d'une stratégie réussie de l'OPEP, aboutissant à une hausse de 19% des prix du pétrole exporté et permettant à la compagnie nationale d'engranger des bénéfices, selon une analyse de Carlos Saturnino, PDG du groupe dans le rapport financier publié en janvier 2019.
Aux Angolais, Lourenço avait promis de nettoyer le pays de la corruption et de réorganiser les secteurs clés de l'économie dont le plus important est celui des hydrocarbures, sous la gestion de la Sonangol. Élu en 2017, le nouveau gouvernement a en 2018, retiré la direction de la société à la femme la plus riche d'Afrique et fille de l'ancien président José Eduardo dos Santos, Isabel dos Santos. La société a été placée sous la l'égide du technocrate averti du secteur pétrolier, Carlos Saturnino, un ancien du groupe avec une expérience d'une trentaine d'année dans le secteur.
Aussi, les nouvelles autorités ont procédé à la refonte du cadre juridique régissant le secteur pétrolier qui totalise près de 90% des exportations du pays. Au terme de ces changements, il a été retiré à la Sonangol son rôle de concessionnaire de blocs pétroliers, qui incombe désormais à la nouvelle Agence nationale du pétrole et du gaz (National Agency of Petroleum and Gas).
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Le processus de transfert entamé en 2018 devrait s'achever cette année. Une décision qui vise à mettre fin à un conflit d'intérêt au sein de la Sonangol, qui est à la fois opérateur pétrolier et gazier et concessionnaire de blocs. Sur cette lancée, Diamantino Azevedo, nouveau ministre des Ressources pétrolières et minérales, a annoncé il y a quatre mois, la privatisation de quatre filiales du groupe d'ici 2022, afin de permettre à la Sonangol de se concentrer sur son cœur de métier.
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