Le Nigéria recevra incessamment un appui de 500 millions de dollars de la Banque mondiale (BM). Approuvé par le conseil d'administration de la Banque, l'octroi de ce prêt devrait servir à appuyer le programme gouvernemental d'investissement social.
Le financement, octroyé sous forme de prêts, sera remboursable à un taux de 1,7% sur trois ans, une période correspondant à celle de l'exécution du programme d'investissement social. D'après Maryam Uwais, l'intervention de la BM s'explique par le besoin de transparence exigée dans le cadre de l'implémentation dudit programme.
Grande puissance en Afrique, le Nigéria n'est pas pour autant épargné de problèmes sociaux. D'après la conseillère auprès de la BM, un tiers de la population du pays (53 millions de personnes sur plus de 180 millions) vit sous le seuil de la pauvreté. Fréquemment exposée à la malnutrition et à la famine, cette frange de citoyens est localisée surtout dans le nord du pays où sévit la secte islamiste Boko Haram. Une situation qui préoccupe beaucoup à Abuja, mais aussi la communauté internationale.
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Le Nigéria est plutôt un «client» de la Banque mondiale. Il y a quelques années, le top management de l'institution avait mis sur pied une stratégie triennale 2014-2017 en vue de soutenir les objectifs de l'Agenda pour la transformation du Nigéria (ATN). Cette stratégie est basée sur trois clusters : soutien à l'agenda de réformes structurelles aux niveaux fédéral et fédéré pour la croissance et l'emploi (particulièrement des financements dans l'agriculture et les énergies) ; l'amélioration de la qualité et l'efficacité de l'offre de services sociaux ; et l'amélioration de la gouvernance et la gestion des services publics.
A travers cette stratégie triennale, le groupe de la Banque mondiale compte renforcer ses initiatives en faveur de la stabilité macroéconomique et du développement du nord-est du pays.
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