Burkina Faso : mémorandum d’entente pour l'importation de gaz naturel liquéfié de la Guinée équatoriale
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
Cela pourrait bien être un modèle de coopération sud-sud à dupliquer dans toute la sous-région. Le Burkina Faso et la Guinée équatoriale viennent de signer un mémorandum d'entente pour l'approvisionnement en gaz naturel liquéfié du pays de l'Afrique de l'Ouest. L'accord prévoit également la création d'infrastructures essentielles, des terminaux de stockage de GNL notamment, devant permettre au pays des hommes intègres d'importer davantage et de stocker des produits dérivés du pétrole.
Selon les termes du mémorandum d'entente, les installations seront financées par le pays de l'Afrique centrale. Une aubaine pour le Burkina qui se rabattait jusque-là sur son lointain et sous embargo partenaire commercial asiatique, la Corée du Nord, pour s'approvisionner en produits pétroliers raffinés.
En revanche, ces infrastructures devront permettre à la Guinée qui s'est engagée à élargir considérablement sa capacité d'exportation grâce au projet Fortuna FLNG de 2,2 millions de tonnes par an, d'exporter son gaz au pays de Thomas Sankara. Mais ce n'est pas le seul avantage que représente cette collaboration avec le Faso pour le pays pétrolier et par ailleurs membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
L'accord initial de trois ans autorise également à la Guinée équatoriale, l'un des principaux producteurs de GNL en Afrique, exportant 3,4 millions de tonnes par an de GNL vers des destinations dans le monde entier, d'explorer et de produire du pétrole et du gaz au Burkina, selon un communiqué du ministère guinéen du pétrole, rendu public ce 18 septembre.
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Cette collaboration avec le Burkina Faso, qui fait partie de l'initiative Afrique du GNL 2, poursuit le ministre guinéen des Hydrocarbures, «est la preuve évidente de notre volonté à coopérer avec nos voisins africains, notamment dans le secteur de l'énergie pour renforcer nos économies».
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A noter que cet accord est le fruit de la redynamisation l'année dernière de la commission mixte de coopération mise en place entre les deux pays depuis près d'une dizaine d'années.
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