Q-Cells, leader allemand du photovoltaïque, va déposer le bilan

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Le fabricant allemand de cellules photovoltaïques Q-Cells, numéro un du secteur en Allemagne, a annoncé lundi qu'il déposerait mardi son bilan, expliquant dans un communiqué que "les perspectives d'existence de l'entreprise n'étaient plus suffisamment garanties".

Après d'autres entreprises allemandes comme le fabricant de panneaux solaires Solon ou le spécialiste de l'énergie solaire thermique Solar Millenium, c'est au tour de Q-cells de mettre la clé sous la porte. Le fabricant de cellules photovoltaïques, numéro un du secteur en Allemagne, a en effet annoncé lundi qu'il déposerait mardi son bilan, expliquant dans un communiqué que "les perspectives d'existence de l'entreprise n'étaient plus suffisamment garanties".

Le dépôt de bilan de Q-Cells, en très grave crise financière depuis des semaines, est le plus spectaculaire d'une série de faillites récentes dans le secteur de l'énergie solaire en Allemagne. L'entreprise a plus de 2.000 salariés. Q-Cells doit déposer mardi son bilan au tribunal administratif de Dessau, dans le land de Saxe-Anhalt.

En 2011, Q-Cells avait subi une perte nette provisoire de 850 millions d'euros

La société implantée dans une région sinistrée d'ex-RDA et autrefois considérée comme l'étoile montante du secteur solaire en Allemagne, tentait depuis des semaines de faire adopter par ses créanciers un plan de rééchelonnement et de restructuration de sa dette. Elle semblait y avoir réussi, avant qu'une minorité de créanciers ne bloque juridiquement le processus en fin de semaine dernière. Q-Cells avait annoncé fin janvier être dans une situation critique, le montant abyssal de ses pertes ayant dépassé celui de ses fonds propres. En 2011, il a ainsi subi une perte nette provisoire de près de 850 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires à peine plus élevé de 1 milliard d'euros.

Sa faillite illustre la débâcle de l'industrie solaire en Allemagne, et plus largement en Europe. Elle s'explique à la fois par la concurrence impitoyable de fabricants asiatiques bon marché, et par la réduction progressive des subventions dans plusieurs marchés clé européens comme l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, soucieux d'endiguer l'explosion des installations de panneaux solaires.

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Commentaires
a écrit le 03/04/2012 à 13:23 :
Effet de la politique européenne : Terminées les subventions aux secteurs concurrentiels. A l'image de cette grosse société c'est alors toute l'Alllemangne qui est en train de s'écrouler puisque l'on ne compte pas une semaine sans grosse casse. L'automobile a déjà pris le ton avec la chute de Continental et autres......l'inquiétude vient de ce que ce mouvement s'accélère dangereusement. Un "modèle" qui s'effrite.
a écrit le 03/04/2012 à 7:51 :
Dur a dire mais: SUPER ! L'Allemagne a des probleme avec le dumping Chinois ? Peut etre qu'enfin l'Europe réagira alors.
a écrit le 03/04/2012 à 7:06 :
"Les "GreenTech", c'est l'avenir de l'économie européenne, c'est le retour de l'emploi" chantaient en coeur nos politiques tous partis confondus. C'était sans considérer l'élément essentiel de ce début de 21ème siècle: Notre économie est laminée par la concurrence déloyale des pays à faibles coûts: Chine en tête. Tous les pays occidentaux ont actuellement le même problème et voient leurs entreprises actives dans l'énergie verte (par exemple panneaux solaires) mourir étouffées par la pression sur les coûts de production. Jusqu'où faudra-t-il aller pour que le gros mot "protectionisme" revienne dans le vocabulaire de nos élites?
a écrit le 02/04/2012 à 20:13 :
Historiquement çà se passe toujours comme çà. C'était- pareil dans l'automobile ou l'aviation, beaucoup de firmes au départ et peu à l'arrivée. C'est une consolidation normale et en plus en pleine crise.
a écrit le 02/04/2012 à 15:41 :
Donc terminée la construction de centrales solaires en Espagne et en Algérie ?
Réponse de le 02/04/2012 à 20:14 :
Certainement pas ! Les brevets intéressants peuvent être repris tout comme une partie du personnel et proejts par d'autres qui se renforcent à l'occasion.
a écrit le 02/04/2012 à 15:14 :
Après cela, est-ce que nos écologistes vont continuer à affirmer que les énergies renouvelables vont créer des centaines de millier d'emplois en France: par contre c'est en Chine que l'on se frotte les mains tant pour l'industrie du silicium que pour les terres rares comme le néodyme utilisé dans les éoliennes,...
Réponse de le 02/04/2012 à 20:22 :
C'est un peu "petit comme réaction" et pas très sympa pour les 2000 employés sur le carreau + les divers partenaires. En plus votre remarque est inexacte car les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, l'environnement, le recyclage etc. sont très créateurs d'emplois dans le monde, chiffres à l'appui et ont un fort potentiel d'emplois encore. En France le seul éolien c'est plus de 250 entreprises concernées par exemple. Pour info il n'y a pas que le silicium qui comme base du solaire et les terres rares il n'y en a pas qu'en Chine et on les recycle de plus en plus.
a écrit le 02/04/2012 à 14:32 :
Ca fera de la place pour des concurrents véritablement rentables, non subventionnés, quelle que soit la source d'énergie utilisée. En attendant, des tombereaux d'impôts ont été gâchés dans ce mal-investissement organisé par un Etat providentiel qui s'imagine compétent pour gérer l'économie, alors que ses interventions la détruise chaque jour un peu plus. Que cette histoire serve de leçon à tous les professionnels chasseurs d'argent public gratuit : à terme, ça ne peut pas marcher, jamais, comme tout ce qui est fondé sur une spoliation préalable.
Réponse de le 02/04/2012 à 20:32 :
Au contraire çà a superbement réussi en Allemagne, en Espagne, Danemark, Suède, Chine etc (voir bilan depuis quelques années et retombées à l'export) !!! Ce sont les retardataires qui ont eu parfois des difficultées. La consolidation du secteur était naturelle, surtout en pleine crise et la défaillance de Q-Cells surtout dûe à la concurrence chinoise ultra subventionnée. Il ne faut pas oublier non plus la baisse des prix de 70% en 3 ans. Quels secteurs sont capables de telles baisses avec finalement pas tant de casse mondialement que cela et pour ceux qui restent un potentiel toujours intact et plus élevé désormais. Il est normal qu'un secteur puisse bénéficier d'un appui au départ même si on peu critiquer telle ou telle aide mal ficelée. Ne pas oublier que les énergies fossiles et nucléaires ont été et sont toujours bien plus subventionnées dans le monde, ce depuis bien plus longtemps et qu'il ne faudra pas se plaindre quand le pétrole va s'envoler plus haut encore qu'il n'y a pas eu assez d'appuis au alternatives. La vision de court terme est toujours mauvaise.
Réponse de le 03/04/2012 à 9:54 :
Vous avez raison de souhaiter la fin des subventions pour toutes les sources d'énergies : il convient de les privatiser et de les mettre en concurrence. Les circuits économiques subventionnés finissent toujours par échouer car l'argent gratuit des subventions incite à des mauvais investissements, non rentables donc non durables. C'est du gâchis d'argent qui aurait été nécessairement mieux utilisé autrement.
Réponse de le 03/04/2012 à 16:29 :
pas seulement la fin des subventions ; mais un prix de rachat aligné sur le nucléaire ! ça ferait un grand ménage ! et on ne parlerait plus de l'arrêt des centrales !
a écrit le 02/04/2012 à 14:05 :
Ah les perspectives faramineuses de création d'emploi dans les énergies renouvelables... Ils nous ont bien fait rêver avec ça nos voisins allemands. Bien entendu, il restera toujours des petit boulots d'installateurs de panneaux solaires d'origine chinoise. Mais ces emplois à faible valeur ajoutée justifient-ils les subventions accordées?
Réponse de le 02/04/2012 à 18:03 :
Sans installateurs tes panneaux ils restent dans leurs cartons.

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