Apprenons à danser sous pluie plutôt qu‘à geindre sous l’orage !
Colette Weizman*
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En soulignant d'abord que nous venons de traverser une crise sanitaire sans précédent et que Vladimir Poutine, en décidant d'envahir l'Ukraine a stoppé net la période de croissance à 2 chiffres qui s'annonçait. La France se portait donc très bien, on peut imaginer qu'elle a les ressources et les moyens de résister.
En rappelant que les entreprises de notre territoire ont fait preuve de résilience, d'agilité et d'imagination pour rebondir pendant la crise du Covid. Elles vont sans doute douter, tâtonner, mais parions-le, elles parviendront à résister à l'augmentation du coût de l'énergie, du carburant, des matières premières et la pénurie de main-d'œuvre. A l'heure qu'il est, le nombre des procédures collectives ouvertes dans les Tribunaux de commerce ne traduisent pas un effondrement de notre tissus économique.
En notant que le gouvernement parvient encore par des mesures de soutien exceptionnelles - que certains jugent bien sur insuffisantes et d'autres évidemment trop dépensières- à amortir les conséquences de l'augmentation des prix de l'énergie.
En se disant que les efforts demandés à chacun d'entre nous - limiter la température à 19° dans nos logements, fermer le robinet quand on se brosse les dents, éteindre les pièces en les quittant, faire tourner le lave-vaisselle en heures creuses, privilégier le TGV à l'avion, et le char à voile au jet privé... - ne sont pas de nature à occasionner des traumatismes définitifs chez les citoyens responsables que nous sommes.
Pourquoi ne pas regarder le verre à moitié plein plutôt que celui à moitié vide ? Pourquoi ne pas apprendre à danser sous la pluie plutôt que d'attendre que l'orage passe en geignant ? Pourquoi ne pas avoir confiance en notre force collective ?
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J'entends déjà le concert des sceptiques me reprochant un plaidoyer stérile pour un optimisme béat. Face à une montagne de difficultés, la méthode Coué serait la solution à tous les maux.
Colette Weizman*