• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

OPINION. « Ukraine : les contraintes de la guerre, les exigences de la paix »

Gérard Vespierre

Publié le 31 mars 2025 à 09:26 - Mis à jour le 31 mars 2025 à 12:00

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Valérie Semensatis

Le Quotidien Numérique

20 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    En Allemagne, la crise démographique devient de plus en plus inquiétante

  • 2

    Succession : le Conseil constitutionnel retoque la gratuité des frais bancaires

  • 3

    Son appel à Attal et Retailleau, son rapport à Macron, son message aux Français pour travailler plus… Edouard Philippe expose les grandes lignes de sa campagne

  • 4

    Résistance aux antibiotiques : le CHU de Lyon en première ligne de la révolution des phages

  • 5

    Temps perdu, succession d’erreurs, preuves accablantes… Le rapport sur l’affaire Lyhanna pointe une série de défaillances graves

  • 6

    Ariane 6 : à travers la jungle et l’Histoire

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Après plus de 3 années de guerre, les perspectives de cessez-le-feu apparaissent en Ukraine. Cette longue période a exigé du gouvernement et de la population ukrainienne des sacrifices auxquels nul ne songeait. L'état de guerre a facilité des écarts avec l'État de droit. L'Ukraine va devoir réapprendre la paix et les bonnes pratiques financières, car les contributions internationales auront un très grand rôle à jouer dans la reconstruction. Par Gérard Vespierre (*) analyste géopolitique.

La très difficile situation actuelle de l'Ukraine se situe sur un long chemin parsemé de nombreux combats. Dans l'Histoire contemporaine, souvenons-nous que l'Ukraine s'est déjà levée en 1919 pour obtenir son indépendance, et sortir de l'Empire russe. Il n'est pas inutile de le rappeler. L'éclatement de l'URSS et l'obtention de l'indépendance en 1991 n'ont pas marqué la fin du chemin.

La chute de l'URSS allait marquer dans chacune des anciennes Républiques, le début d'une chasse à l'appropriation des sociétés d'État ou à leur pillage, de la part des agences et services de sécurité, associés à des réseaux. L'Ukraine n'a naturellement pas échappé à cette négative dynamique.

Après la « révolution de Maïdan » en 2014, l'administration ukrainienne a réellement agi conter cette prédation de l'économie, en mettant en place des règles de transparence, une numérisation accélérée, et de nouveaux services de contrôle.

La voie vers une économie assainie

La pression du gouvernement sur la nécessité et les exigences d'une transparence comptable et fiscale, concernant en particulier la déclaration des avoirs a rendu plus difficile, pour les personnalités politiques et leurs familles, de dissimuler des biens irrégulièrement acquis.

L'accélération de la numérisation des procédures dans de larges secteurs de l'administration a diminué les opportunités, pour les fonctionnaires, de demander des pots-de-vin.

Dans les années qui ont suivi 2014, plusieurs secteurs ont été l'objet d'attentions particulières. Le domaine bancaire a subi des opérations de « nettoyage », et le secteur de l'énergie a été significativement libéralisé. Les services d'approvisionnement de l'administration ont vu leur informatisation accélérée avec la mise en place de la plate-forme d'appels d'offres Prozorro.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

De nouvelles institutions anti-corruption ont également été mises en place. L'historique du pays fait de cette lutte un combat de longue haleine. Néanmoins de réels progrès ont été accomplis, même pendant ces années de guerre puisqu'en 2023, l'ancien président de la Cour Suprême, Vsevolod Knyazev, a été arrêté au motif de corruption. La guerre et les besoins militaires massifs qui en résultent ont également conduit à la réforme des procédures des approvisionnements militaires, ce qui a conduit à l'arrestation de plusieurs officiers supérieurs.

Le choc de la guerre

Mais l'invasion russe et les 3 années de guerre de haute intensité qui en ont résulté mirent à mal ces dispositions et les organismes de contrôle. Dans des conditions de guerre, le Parlement et les médias, ont moins de visibilité et de force pour demander des comptes aux agences de sécurité et aux organismes de contrôle.

Le choc économique a été très profond. On estime que l'Ukraine a perdu en 2022, année de l'invasion, environ un tiers de son PIB. L'année suivante  LE PAYS n'a retrouvé que 3% de croissance, selon le FMI. Ce choc a été en partie absorbée par l'infusion de l'aide internationale, mais au prix d'une envolée de la dette. Le ratio de la dette publique dépasse maintenant 100% du PIB, niveau extrêmement élevé pour un pays en développement. Concernant les destructions et dommages issus de la guerre, Le Fonds Monétaire International estime le montant à 500 milliards de dollars.

Ce chaos économique, et le centralisme qu'exige la gestion d'un pays en temps de guerre ont donc créé les conditions d'une reprise de la prédation financière au détriment des entreprises.

Des exemples éloquents

La société MacPaw, développeur pour Apple, avait décidé d'investir entre 2016 et 2021, 28 millions de dollars, dans un centre de détente pour ses employés. En 2023, le siège de l'entreprise et le domicile du dirigeant ont été perquisitionnés par la police nationale, au motif que le terrain avait été acquis illégalement. En réalité, des gradés de la police voulaient pouvoir reprendre ce terrain, près de Kiev.

Des opérations de cette nature, avec des objectifs immobiliers, sont nombreuses. Le plus grand groupe de laboratoires d'analyses médicales (340 sites) du pays en a été victime. Il a assisté à la saisie de son siège, par une intervention du Bureau national d'Investigation (SBI).

Le dossier impliquant le groupe métallurgique Ferrexpo, est d'une tout autre ampleur. Avant le début du conflit, son chiffre d'affaires dépassait les 2 milliards de dollars. Kostiantyn Zhevago, son principal actionnaire ukrainien, se trouve en conflit avec les autorités locales, à travers la faillite de sa Banque Finance et Crédit. Au nom de ce litige le SBI a ordonné le transfert des droits de vote détenus par ce dirigeant dans la société Ferrexpo Poltava Mining à une agence de gestion des intérêts de l'État (AMRA). Cette décision de transfert veut ignorer que le litige sur la banque ne donne aucun droit sur un actif sans lien avec le passif de l'établissement.

De plus, la maison mère, Ferrexpo, société de droit suisse, est cotée à la Bourse de Londres. Les deux conventions encadrant les relations financières de l'Ukraine, avec les deux pays impliqués, Suisse et Grande-Bretagne n'autorisent pas une telle opération.

Récemment les autorités fiscales ukrainiennes ont fait savoir qu'elles suspendaient le remboursement de la TVA due à Ferrexpo. Or une telle décision réduit drastiquement la trésorerie de l'entreprise, conduit à des licenciements, réduit l'activité et les taxes perçues par la région. S'y ajoutent les impacts sur la sous-traitance. Un total non-sens juridique et économique.

Le droit est profondément absent dans l'ensemble de ces dossiers.

Regard vers le futur

Une prise de contrôle sauvage, ou tout autre type d'action de la part d'un État contre des entreprises privées, ne constitue en aucun cas un apport favorable à l'économie d'un pays, et à son développement.

De tels comportements repoussent les investisseurs internationaux, et les potentiels partenaires industriels étrangers. L'insécurité qui en résulte à l'égard des personnes, et des capitaux, ne fait que ralentir le développement économique d'un pays.

L'Ukraine a déployé de réels efforts depuis 2014. La fin des activités militaires se profilant, le temps de la reconstruction et du développement arrivant, il est impérieux pour l'État ukrainien de revenir aux fondamentaux de l'État de droit. L'économie ukrainienne doit pouvoir exprimer le plus vite possible le potentiel de sa richesse économique dans l'industrie, l'agriculture et les services technologiques. Succès et transparence faciliteront et accélèreront les contributions internationales. Le collectif ukrainien en sera le premier bénéficiaire.

Les dirigeants à Kiev récolteront alors les fruits politiques d'un retour à un plein État de droit. La paix est porteuse de ses propres exigences.

______

(*) Diplômé de l'ISC Paris, Maîtrise de gestion, DEA de Finances Dauphine PSL, Fondateur du média web : www.le-monde-decrypte.com  Chroniqueur géopolitique sur IdFM 98.0

Gérard Vespierre

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Brexit : dix leçons et un sursaut pour l’Europe », par Clément Beaune haut-commissaire à la Stratégie et au Plan ancien ministre chargé de l’Europe

  • 2

    OPINION. « Bien vieillir : l’investissement face à un défi systémique »

  • 3

    OPINION. « L’intelligence artificielle redessine les trajectoires de la diversité »

  • 4

    OPINION. « Aérien : la souveraineté commence par la connectivité »