Urbanisme à Toulouse : quelles conséquences après l'annulation du PLUi-H ?

Pierrick Merlet
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3.600 pages de règlement parties en fumée ? C'est ce vers quoi se dirige la quatrième ville de France. Le tribunal administratif de Toulouse a annulé, mardi 30 mars, la délibération de Toulouse Métropole du 11 avril 2019 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat. Pour mémoire, ce nouveau document d'urbanisme, dont son élaboration avait été entamée en 2015, vise à remplacer le plan local d'urbanisme (PLU) des 37 communes de la Métropole.
Surtout, ce PLUi-H devait permettre la concrétisation d'un concept chère à Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de l'intercommunalité, "la densité modérée". Une stratégie qui vise notamment à limiter la consommation du foncier et à reconstruire la ville sur elle-même, tout en bâtissant 7.000 logements neufs par an pour répondre à la croissance démographique, répartis équitablement entre la ville-centre et les différentes couronnes. Mais le tribunal administratif local en a jugé autrement.
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Cette dernière pointe donc du doigt des chiffres insincères concernant la consommation du foncier sur le territoire métropolitain. "Avec le PLUi-H, nous allons sanctuariser et protéger pas moins de 24 147 hectares de surface sur les 46 511 hectares que représentent la Métropole, soit 51,9% de notre territoire. Sans oublier que ce taux ne prend pas en compte les parcs et jardins publics", se félicitait pourtant à l'époque Jean-Luc Moudenc. Par conséquent, le groupe d'opposition Alternative pour une Métropole Citoyenne évoque "une accusation lourde". "Ce sont donc trois années de perdues pour la métropole toulousaine", estime le collectif mené par le maire de L'Union, Marc Péré et la conseillère municipale Hélène Magdo.
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