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Infrastructures - La Tribune Bordeaux

La coalition Aquitaine - Midi-Pyrénées à la rescousse du GPSO

Photo de Pauline Douillac

Pauline Douillac

Publié le 15 avril 2015 à 09:36 - Mis à jour le 15 avril 2015 à 12:19

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Alors que la commission chargée de l’enquête publique a mis à mal, le 30 mars dernier, les projets de liaison à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax en émettant un avis défavorable, Alain Rousset, Alain Juppé, Martin Malvy et Michel Aujoulat ont plaidé, hier, la cause du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) auprès d’Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des Transports.

Mobilisation. Tel était le maître-mot de la journée parisienne d'hier vécue par les élus aquitains et midi-pyrénéens. Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, et Michel Aujoulat, 1er vice-président de Toulouse Métropole en charge de l'Environnement et du Développement durable, se sont rendus à la rencontre d'Alain Vidalies, secrétaire d'Etat chargé des Transports, pour tenter de remettre le GPSO sur les rails.

Un dossier à 9,4 Md€

Fragilisé par un tour de table financier incomplet et des positions divergentes, notamment au Pays basque et en Lot-et-Garonne, le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest, qui prévoit la construction de deux lignes à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, et Bordeaux et Dax, dans la perspective de la liaison avec l'Espagne, avait une nouvelle fois patiné lorsque la commission chargée de l'enquête publique a rendu un avis défavorable le 30 mars dernier.

Le préfet, Michel Delpuech à l'époque, depuis parti en préfecture de Rhônes-Alpes et remplacé par Pierre Dartout, a diffusé le rapport de la commission, conformément au Code de l'environnement, à l'ensemble des communes où s'est déroulée l'enquête. Une copie du rapport et des conclusions a également été adressée au maître d'ouvrage (SNCF Réseau) qui est chargé de formuler ses propres observations sur le rapport de la commission d'enquête. Après recueil de l'ensemble de ces éléments, la préfecture doit transmettre le tout au ministre chargé des Transports accompagné d'une analyse des conclusions de la commission et son avis sur le projet. Au tour alors du gouvernement de trancher dans un délai de 18 mois après la clôture de l'enquête publique, soit jusqu'au 18 juin 2016, et de se prononcer, après avis du Conseil d'Etat, sur la déclaration d'utilité publique du projet chiffré à hauteur de 9,4 Md€.

"Un scénario de l'inacceptable et du déclin"

Dans un communiqué, le Conseil régional d'Aquitaine dresse un compte-rendu de cette rencontre. Elus aquitains et midi-pyrénéens ont défendu le projet en arguant que "cet avis apparaissait fortement influencé par une ambiance défavorable aux grands projets pourtant indispensables pour préparer la France de demain et relancer son économie" avec comme regret "l'insuffisante prise en compte des nombreux représentants des forces vives de ce territoire favorables à la LGV, alors que la défection financière de nombreuses collectivités sur la ligne Tours-Bordeaux, indépendante du sujet, a conduit la commission à estimer que le financement du GPSO serait impossible."

Selon les quatre élus, la non-réalisation du GPSO entraînerait des conséquences dramatiques : saturation des voies existantes, risques d'insécurité avec des trains circulant à des vitesses très différentes, blocage à terme du corridor atlantique et nuisances pour les populations riveraines de la voie actuelle. Autre conséquence mise en avant par les élus aquitains : la privation de compétitivité et d'attractivité de l'ensemble des territoires au sud de Bordeaux et l'éloignement involontaire à la péninsule ibérique et aux partenaires européens.

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Des arguments qui feront que le secrétaire d'Etat chargé des Transports penche en faveur de la poursuite du projet, espèrent les élus des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées.

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Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, indique que "la réunion était positive et constructive. Une décision du gouvernement est attendue d'ici la fin de l'été. J'ai insisté sur la nécessité de répondre aux arguments avancés par la commission d'enquête. J'ai invité SNCF Réseau à faire un important travail de pédagogie sur le coût, les gains de temps et les solutions alternatives. Le Sud-Ouest ne peut pas être un no man's land sur le plan des transports. L'enjeu est crucial : il s'agit de ne pas insulter l'avenir."

Un avenir qui dira si la mobilisation de ces élus aquitains et midi-pyrénéens a été bénéfique à la mise en place du GPSO.

Pauline Douillac

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