LGV : démonstration de force à Bordeaux

Céline Lanusse

Céline Lanusse
L'État tranchera cet été concernant le Grand Projet du Sud-Ouest. Alors, après l'avis défavorable rendu par la commission d'enquête publique qui met à mal le projet de lignes ferroviaires à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, le président PS du Conseil régional d'Aquitaine Alain Rousset a lancé un appel à la mobilisation des acteurs économiques et politiques. Quelque 150 personnes ont répondu à cet appel à mobilisation. Au programme de cette matinée baptisée "La LGV, j'y vais !", deux tables rondes sur "l'impact économique d'une LGV sur le territoire" et "la LGV vecteur d'aménagement du territoire et de mobilités".
En préambule à ces débats, Alain Rousset a réaffirmé son incompréhension :
Le président a posé le débat en quatre questions :
Martin Malvy a réaffirmé "l'intérêt majeur à ce que la LGV SEA (Sud Europe Atlantique) soit poursuivie et dans le calendrier selon lequel nous avons accepté de participer à l'opération". Le président du Conseil régional Midi-Pyrénées a rappelé que "de 2 à 3 millions de voyageurs et de 300 à 400 millions de recettes supplémentaires seraient amenées par Toulouse dans la liaison Bordeaux-Paris" et que, sans ce projet, "Toulouse serait la seule métropole française à plus de 4 heures de Paris".
Après avoir qualifié l'avis de la commission de "curieux et pour la moins baroque", Jean-Luc Moudenc en a appelé au gouvernement pour "consolider financièrement la décision politique", récemment confirmée, de réaliser cette ligne :
Marian Elorza, secrétaire générale aux actions extérieures du gouvernement basque, a rappelé l'opportunité de créer un espace de mobilité durable au sein d'un Arc Atlantique qui représente plus 80 millions de personnes, 10 régions, 5 pays et 30 à 40 % du PIB de la zone euro.
Sur cet axe Atlantique, Laurent Courbu, président de la CCI Aquitaine, a rappelé lui que les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Euskadi avaient tout à gagner à se rapprocher et à travailler en synergie, citant notamment l'exemple du report modal :
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Ce qu'a confirmé Michel Veunac, maire de Biarritz :
Luc Paboeuf, président du Conseil économique, social et environnemental régional, n'a pas dit l'inverse :
Président du Ceser de Midi-Pyrénées, Jean-Luc Chauzy a estimé quant à lui que le maillon faible de ce dossier est le montage financier, rappelant qu'il convient de conjuguer emprunts européens et investisseurs de long terme.
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Alors qu'une délégation d'associations de la région hostiles au projet avaient également fait le déplacement à Bordeaux pour dénoncer l'obstination à soutenir ce projet, Alain Rousset a conclu cette matinée en appelant chacun à réagir :
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