LGV : il y aura bien 18,5 allers-retours entre Bordeaux et Paris

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
La bataille durait depuis longtemps, elle vient de prendre fin et c'est la SNCF qui a plié. Cette dernière proposait initialement 13, puis 16,5 allers-retours entre Bordeaux et Paris. Insuffisant aux yeux de Lisea, l'opérateur exploitant du tronçon Bordeaux - Tours dont le modèle économique repose sur les péages acquittés par les trains, et à ceux des collectivités locales, Bordeaux Métropole et le Conseil régional en tête.
"Lisea veut beaucoup de péages pour sa bonne gestion, la SNCF fait des efforts mais ne veut pas multiplier les trains vides, l'État ne veut pas voir jouer sa garantie d'emprunt de 2,2 Md€ en cas de défaillance de Lisea dans le remboursement des emprunts", résumait il y a quelques mois le médiateur missionné par la SNCF pour apaiser la situation.
Finalement, la desserte a été officialisée ce lundi après-midi avec "18,5 allers-retours efficaces" entre Bordeaux et Paris (dont 17,5 directs en 2 h 05 de temps de trajet et une liaison rapide Bordeaux - Angoulême - Paris). Elle est organisée autour d'une navette horaire TGV entre 6 h et 21 h avec un renfort à la demi-heure en heure de pointe.
Trois plages de correspondance TER/TGV, positionnées à Bordeaux à 7 h (arrivée à Paris à 9 h 08), puis à 19 h 30 et 20 h 30 (départ de Paris à 17 h 19 ou 18 h 19) permettront à plusieurs territoires (Agen, Mont-de-Marsan, Bergerac, le Médoc, le Bassin d'Arcachon) de pouvoir faire des allers-retours à Paris dans la même journée.
Bordeaux mis à part, la desserte prévoit :
Alain Rousset, président de la Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, et Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole, ont réagi dans un communiqué commun. Tous deux se félicitent de ce plan de dessertes TGV "qui répond de manière satisfaisante aux attentes fortes et légitimes exprimées par les territoires, les usagers et les acteurs économiques". Poursuivant de concert :
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La société Lisea (ligne SEA Tours - Bordeaux), dont Vinci est le pivot avec 33 % du capital aux côtés en particulier des collectivités (25 %), finance cette ligne à hauteur de 3,8 Md€, l'Etat, les collectivités et l'Union européenne apportant 3 Md€ et l'ex-RFF (Réseau ferré de France, aujourd'hui SNCF Réseau), propriétaire de la voie, 1 Md€. Soit un coût total de 7,8 milliards d'euros.
Mikaël Lozano