Lors de leur conférence de presse de rentrée, Philippe Dorthe, président du conseil de surveillance, et Jean-Frédéric Laurent, président du directoire du Grand port maritime de Bordeaux (GPMB) ont abordé la question de l'activité navale aux Bassins à flot et celle du retour des paquebots, à Bordeaux mais aussi et surtout à Pauillac (Médoc). Une ville du cœur du Médoc viticole qui dispose d'un port sur l'estuaire de la Gironde et qui va bénéficier de travaux pour renforcer son infrastructure d'appontement du poste 700.
Ce dernier servait auparavant à charger les pièces de l'A380 sur une barge à destination de Langon (sud Gironde), avant de rejoindre Toulouse via le Gers en semi-remorque de format convoi exceptionnel grâce à l'itinéraire à grand gabarit. Suite à l'annonce en 2019 de l'arrêt prématuré du programme A380 (en 2021), le maire de la ville et la direction du Grand port maritime de Bordeaux ont décidé de donner à Pauillac une deuxième chance avec la restructuration du poste 700.
L'objectif est dans un premier temps, d'ici 2024, de le rendre capable d'accueillir des navires de 306 mètres de long. La deuxième partie de la restructuration prévoit que ces aménagements seront compatibles avec la phase finale du projet, soit le branchement à quai et l'accueil de navires jusqu'à 340 mètres. La direction du port de Bordeaux est d'autant plus mobilisée sur ce projet que les compagnies navales ont déjà annoncé que les paquebots de 330 mètres seraient bientôt le cœur de cible de la filière.