Santé : big data, révolution ou danger ?
Alexandre Léoty et Béatrice Girard
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Dans son ouvrage La défaite du cancer, paru fin 2014 aux éditions JC Lattès, Laurent Alexandre, fondateur du site Doctissimo et médecin spécialisé dans le décodage du génome, fait un constat : la recherche médicale est aujourd'hui à l'origine d'une foule de données.
Un phénomène de big data (méga-données) directement lié à la démocratisation du séquençage du génome, notamment dans le cas de la recherche contre le cancer. "À l'heure actuelle, 25 000 tumeurs ont été séquencées, rappelle Laurent Alexandre. Les chercheurs ont ainsi à leur disposition un répertoire de centaines de milliers de mutations actives dans les cancers. Un travail pharaonique les attend désormais pour analyser cette multitude de données et trouver les meilleures thérapies personnalisées. Mais l'explosion de la puissance informatique permettra la réalisation de cette tâche."
Ainsi, le traitement des données de santé serait à même d'améliorer, voire de révolutionner le traitement des patients. L'accumulation de données issues de sources multiples pourrait de même permettre de décloisonner les savoirs.
Car l'homme le martèle : "Pour que l'innovation soit réussie, il faut qu'elle soit acceptable. La question de l'innovation, c'est une rencontre entre un besoin et une réglementation."
En l'espèce, la réglementation est claire, comme l'explique Emmanuelle Rial-Sebbag, juriste chargée de recherche à l'Inserm, à Toulouse.
Alexandre Léoty et Béatrice Girard