Pourquoi la French Tech Culture implique les start-ups dans la viticulture

Laurence Bottero

Laurence Bottero
L'initiative est originale dans le sens de pas encore éprouvée. Et si la French Tech Culture, basée à Avignon, initie ce prix national c'est parce que derrière ce qui pourrait paraître comme un prix de plus, existe une volonté de faire émerger les jeunes pousses en les incitant à apporter une couche de numérique à la filière viticole. "Ces prix sont une première française. Nous voulons montrer toute l'inventivité et l'innovation de notre pays dans le domaine de la viticulture. L'économie numérique n'est pas un domaine désincarné, s'exerçant pour elle-même, entre spécialistes. Elle est transversale et ne peut que s'appuyer et s'appliquer sur les territoires de l'économie traditionnelle, comme la viticulture. Elle ne produit que de nouveaux et incroyables outils", explique Jean-François Césarini, le directeur du développement de la French Tech Culture.
Organisé avec Inter Rhône, organisme interprofessionnel regroupant l'ensemble de la filière viti-vinicole (viticulture et négoce) des AOC de la Vallée du Rhône, le Crédit Agricole Alpes Provence Innov Eco, fonds de dotation dédié à l'innovation, la French American Chamber of Commerce de San Francisco (qui est un réseau de plus de 300 entreprises françaises), ce prix national a bien une autre ambition que celle de lier numérique et vin. Elle est de permettre aux start-ups locales de viser un marché aussi vaste que difficile à pénétrer, le marché américain.
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Le succès de start-ups, comme 10-Vins, est-il le signe qu'il existe vraiment un lien à tisser entre viticulture et numérique ? "Nous sommes et devons rester le pays laboratoire de la viticulture numérique. Et l'un des centres majeurs de l'innovation viticole, celui qui respecte son terroir mais sait s'en exonérer, pour le sublimer par ses rêves et par sa technique c'est la Provence", s'enthousiasme le directeur du développement de la French Tech Culture, rappelant qu'il existe une multitude d'innovations déjà probantes comme des drones qui portent des caméras multi-spectrales, des applications géolocalisées d'œnotourisme, des reconnaissances par smartphones des étiquettes des bouteilles croisées par hasard, des services de livraisons en ligne premium dans le monde entier... Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 15 juillet et le lauréat sera connu fin août. Nul doute qu'il saura attirer l'ensemble de ceux qui ont du "nez" pour l'innovation.
Laurence Bottero