Comment France Labs séduit les acteurs de la pétrochimie
Laurence Bottero
Laurence Bottero
Il s'appelle Datafari et depuis août, c'est sa troisième version qui est disponible, en open source. Développé par France Labs, spécialisé big data - d'où son nom - et destiné aux entreprises, il a ainsi convaincu certains grands acteurs spécialisés en pétrochimie et nucléaire, au point de le préférer aux logiciels propriétaires.
Une petite victoire et une vraie reconnaissance pour la start-up qui ne s'attendait par forcément à intéresser cette typologie d'entreprises, lesquelles pourtant y trouvent un intérêt infiniment stratégique : de par sa capacité à ordonnancer les données, d'où qu'elles proviennent (Dropbox, e-mails, Excels...) Datafari apporte sa différenciation notamment lors de projets collaboratifs puisqu'il identifie la taille des documents, les tendances de mots-clés... alors que dans le cadre de projets scientifiques, comme un forage par exemple, il sait apporter les données géologiques, cartographiques, techniques...
"Nous avons quitté le monde des tests", se réjouit Cédric Ulmer, le président de la petite entreprise de 4 personnes. "Nous évoluons dans le domaine de la gestion documentaire, donc nous nous adressons à toutes les industries" poursuit-il reconnaissant que les projets, néanmoins, s'étalent sur une "échelle temps de 12 à 24 mois". Prochainement, la société azuréenne devrait avoir recours à une levée de fonds. Mais sur le sujet, Cédric Ulmer a une vision précise et étayée :
Validation faite, apparemment, au regard des projets en cours. Lauréat par ailleurs du concours organisé par EY lors du salon VIVATech à Paris en juillet dernier, France Labs devrait collaborer avec le cabinet d'audit qui a conditionné le concours à l'attribution de marchés en interne. France Labs table sur un chiffre d'affaires de 250 000 euros pour l'exercice en cours, contre 170 000 euros en 2015, avec une prévision à 400 000 euros pour 2017.
Laurence Bottero