L’IHU de Bordeaux branché sur l’électricité du cœur

Jean-Philippe Déjean

IHU Bordedaux
Léon Grosse

Jean-Philippe Déjean

IHU Bordedaux
Léon Grosse
Cet institut de recherche, de soins, de formation et d'innovation centré sur les pathologies cardiaques électriques, installé dans le périmètre de l'hôpital Xavier Arnozan, à Pessac (Bordeaux Métropole), a d'ores et déjà pris une carrure internationale. Il a été classé comme Initiative d'excellence (Idex) dans le cadre du Programme investissements d'avenir (PIA), lui-même lancé en 2010 à la suite du rapport "Investir pour l'avenir, priorités stratégiques d'investissement et d'emprunt national" cosigné en 2009 par l'UMP Alain Juppé, maire de Bordeaux, et le socialiste Michel Rocard.
Que l'un des pères du PIA soit maire de Bordeaux ne pouvait pas nuire au campus bordelais, dont trois universités sur quatre étaient entrées en fusion pour aboutir à la création de l'Université de Bordeaux, comme recommandé par le gouvernement. C'est ainsi que le tout nouvel IHU Liryc, un équipement de pointe sans équivalent dans le monde, a été retenu au titre des Initiatives d'excellence (Idex) présentées par l'Université de Bordeaux dans le cadre du PIA.
Une trentaine de représentants du monde universitaire et de la recherche de toute la Nouvelle-Aquitaine, dont le président de l'Université de Bordeaux, Manuel Tunon de Lara, et de laboratoires de recherche ont ainsi participé à la réunion de travail avec le Commissaire général et le préfet de Région, Pierre Dartout. Louis Schweitzer a passé une partie de l'après-midi dans les nouveaux locaux de l'IHU Liryc, en compagnie du maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, Alain Juppé, et du socialiste Alain Rousset, député de la Gironde et président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. Présent à la résidence préfectorale en fin de matinée, Alain Rousset ne s'est pas privé de refaire le match de cette reconnaissance de l'IHU de Bordeaux en tant qu'Idex, histoire de souligner qu'elle n'avait pas été aussi évidente que l'on aurait pu croire.
L'IHU de Bordeaux est l'un des six IHU créés en France. Ils doivent rayonner à l'international et ont été collectivement dotés de 850 M€ à leur création. Dirigé par le professeur Michel Haïssaguerre, le Liryc travaille sur les pannes électriques du cœur, qui entrainent la mort dans de très brefs délais. En plus d'être un muscle, le cœur est un organe électrique. Une caractéristique cruciale mal connue jusqu'à présent qui va faire l'objet d'un important programme de recherche international.
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Et c'est précisément l'IHU de Bordeaux qui vient d'obtenir la coordination transatlantique de ce réseau qui relie six partenaires académiques d'Europe, Nouvelle-Zélande et Etats-Unis. Ce qui a valu à l'IHU de Bordeaux un financement de 6 M$ qui lui a été octroyé par la Fondation Leducq. La Région a été dotée de 2 Md€ dans le cadre du PIA. La troisième tranche du PIA devrait être votée par les députés d'ici l'an prochain.
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