Une nouvelle levée de fonds de deux millions d'euros pour les robots de Naïo Technologies
Jean-Christophe Magnenet
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Naïo Technologies séduit les investisseurs. Cette jeune pousse en plein boum va boucler en octobre sa quatrième levée de fonds. "Nous devrions d'ici à la fin du mois réunir un tour de table de l'ordre de 2 millions d'euros", annonce son CEO et co-fondateur, Aymeric Barthes. Sa startup, qui a déménagé au printemps dernier de Ramonville-Saint-Agne à Escalquens, conçoit et produit des robots agricoles. "Nous avons la capacité de créer 6 machines par mois grâce à notre chaîne d'assemblage, et actuellement 80 machines sont à l'oeuvre sur des exploitations en France", détaille le dirigeant. L'arrivée d'argent frais va lui permettre de consolider le support SAV de Naïo Technologies. "Ce point mobilisait de plus en plus nos ressources et a un peu ralenti notre développement... Nous allons à nouveau pouvoir nous consacrer pleinement à notre croissance " affirme-t-il.
Car son entreprise, créée fin 2011, n'en finit plus de grimper. "Depuis 2014, notre chiffre d'affaires a doublé chaque année, passant de 150 000 euros à l'époque à 1,2 million d'euros fin 2017", explique Aymeric Barthes. Le Toulousain compte bien rester sur cette dynamique et vise les 3 millions d'euros de recettes pour 2018... et les 12 millions d'euros en 2020. Une "hypercroissance" qui vient de permettre à Naïo Technologies de décrocher le Pass French Tech. Un label qui distingue les pépites françaises pour leur dynamisme et les innovations qu'elles proposent. "Cela va nous aider à nouer plus facilement des partenariats avec des fournisseurs de produits technologiques comme les caméras, le GPS, etc., détaille l'entrepreneur. Mais aussi et surtout à nous développer internationalement."
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Déjà présent dans plusieurs pays européens, comme la Belgique, le Danemark, le Royaume-Uni ou l'Allemagne, le constructeur de robots agricoles compte se déployer un peu plus sur le Vieux continent avec des nouveaux distributeurs... Et regarde également par-delà les océans. "Il y a un marché très important en Californie, notamment sur la vigne, analyse Aymeric Barthes. C'est l'un de nos objectifs, avant de toquer à la porte du Canada. Nous travaillons également en Asie, avec un importateur présent sur le marché japonais." Une stratégie "encore un peu brouillonne" reconnaît le dirigeant. "Jusqu'à présent nous fonctionnions par opportunités, justifie-t-il. Le Pass French Tech va nous permettre de structurer tout ça." Il compte sur une cinquième levée de fonds programmée fin 2018 pour doper ces ambitions internationales.
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