HUman at home projecT : l’appartement-observatoire de l'IoT se concrétise

Human at home projecT (HUT), l'appartement-observatoire à Montpellier
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Human at home projecT (HUT), l'appartement-observatoire à Montpellier
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Nul doute que l'expérience de l'appartement-observatoire qui démarre à Montpellier nourrira un feuilleton riche de son originalité (il n'existe à ce jour rien d'identique au monde) et des avancées scientifiques qui en découleront. Non pas sur la question des technologies qui y seront expérimentées mais plutôt du côté des sciences humaines et sociales, largement sollicitées dans ce projet.
Car, comme le martèle Alain Foucaran, directeur de l'Institut d'électronique et des systèmes (IES) à Montpellier, et initiateur du projet avec l'unité de recherche montpelliéraine Dynamiques du droit, « le XXe siècle a été celui des sauts technologiques, le XXIe sera celui du saut des usages... Il est grand temps de remettre les sciences humaines et sociales au sein de la problématique, elles doivent guider la recherche. C'est en ça que le projet est intéressant ».
Les nouvelles technologies et les objets connectés dans notre quotidien posent d'ores et déjà d'importants problèmes d'éthique et d'acceptabilité. C'est à l'analyse scientifique de leurs usages et de leurs effets sur le comportement humain que se consacrera le projet désormais baptisé HUT, pour « HUman at home projecT », officiellement porté par Malo Depincé, maître de conférences et directeur adjoint du laboratoire Dynamiques du Droit de Montpellier.
Une approche centrée sur l'humain donc, qui permet de faire travailler ensemble des équipes scientifiques pluridisciplinaires, allant des sciences dures aux sciences humaines.
Le coût du projet a été évalué à 8,5 M€ sur trois ans, comprenant le travail des chercheurs, mais aussi la location de l'appartement, les coûts de son équipement (quoique relativement minimes) et l'animation scientifique.
Le CNRS termine de financer la phase d'étude, avec deux enveloppes de 14 000 € chacune. Montpellier Méditerranée Métropole donnera la 3e enveloppe, d'un montant de 700 000 €, d'ici la fin de l'année.
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La première mouture du consortium de partenaires comprend donc le CNRS, l'Université de Montpellier, l'Université Paul Valéry, la Métropole de Montpellier, la COMUE-LR et l'entreprise montpelliéraine Oceasoft (fabricant de capteurs).
Des entreprises comme Aviitam, Choosit, Omicron-Hardtech ou Synox suivent le projet depuis le début, Nexity et EDF depuis quelques mois. Elles rejoindront HUT par le biais d'un contrat de partenariat. La French Tech Montpellier et le cluster FrenchSouth.digital ont aussi confirmé leur intérêt.
C'est d'ailleurs un appartement de 70 m2 loué à Nexity qui vient d'être choisi pour concrétiser le projet HUT, à Montpellier. Soit un espace de vie de 50 m2 et une pièce réservée pour accueillir le serveur informatique et du matériel.
Par ailleurs, la Maison des sciences et de l'homme (MSH) à Montpellier accueillera un « open-space », où seront notamment réalisés des tests sur les capteurs, avant d'être transférés dans l'appartement. La MSH sera aussi un lieu d'échange et de rencontre pour les équipes pluridisciplinaires.
Truffés d'objets connectés et de capteurs, l'appartement HUT sera occupé par un binôme de « cohuteurs ». Le projet prévoit d'observer, sur une période d'un an à chaque fois, six binômes recrutés parmi les étudiants montpelliérains.
Dans le même temps, démarre l'équipement de l'appartement. Il devrait être prêt en février 2018, et pourrait permettre une phase de test « pendant six mois, notamment avec la CNIL, avec des étudiants volontaires et cobayes capables d'accepter que ça ne marche pas au début », déclare Matthieu Compin.
Le démarrage réel de l'expérimentation pourrait intervenir en septembre 2018, adossé au rythme d'une année universitaire.
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Autre étape en cours : le recrutement d'un chef de projet au profil marketing pour le pilotage administratif. Du côté de l'unité Dynamiques du droit, on travaille à la création d'un comité d'éthique avec l'Académie des sciences et lettres de Montpellier.
Enfin, projet dans le projet, une pièce de théâtre, « Cohuteurs chahutés », est en cours de préparation suivant un processus inédit. L'idée est là aussi née dans l'esprit d'Alain Foucaran.
La DRAC est sur le coup, de même que la direction de la culture de la Région Occitanie, la Métropole de Montpellier et le théâtre de la Vignette à Montpellier.
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