Narbonne (Aude) les 6 et 7 juillet, Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône) et Castelnau-de-Guers (Hérault) les 8 et 9 juillet... « Je ne m'attendais pas à un début de saison si tôt, avec des incendies importants dès le 7 juillet », observe Eric Florès, chef du corps départemental des sapeurs pompiers de l'Hérault.
Avec le réchauffement climatique, le manque d'eau, les phénomènes de plus en plus récurrents de canicule et la sécheresse de la végétation (à un niveau inhabituel pour une mi-juillet, se rapprochant d'années remarquables comme 2022 ou 2017), le risque d'incendie est devenu prépondérant en France. Et ce début d'été 2025 est en effet inquiétant. Selon le décompte réalisé par le Système européen d'information sur les feux de forêt (données Copernicus), plus de 23 218 hectares ont brûlé en France métropolitaine depuis le début de l'année (décompte* au 22 juillet). Soit plus que sur toute l'année 2024 (12 270 hectares) ou 2023 (22 350 hectares).
À l'été 2022 en Nouvelle-Aquitaine, plusieurs incendies géants avaient brûlé plus de 20 000 hectares de végétation en une dizaine de jours. Une catastrophe dans une année noire, avec 66 300 hectares incendiés au total. Ces méga-feux ont servi de déclencheur à une prise de conscience. C'est ce qu'a observé Alix Roumagnac, le fondateur et président de Predict Services, à Montpellier. L'entreprise (à son capital : Météo France, Airbus et BRL), qui a imposé son savoir-faire dans la gestion du risque météorologique et accompagne quelque 25 000 communes mais aussi des entreprises, déploie désormais aussi son expertise sur le risque incendie.