Amélioration des dépistages et des diagnostics, prévention des maladies, aide à l'interprétation des examens médicaux, personnalisation du suivi des patients... Avec le déploiement de l'intelligence artificielle (IA), capable d'analyser des volumes massifs de données médicales, le domaine de la santé vit une véritable révolution. Mais si la numérisation croissante des données couplée à de nouveaux calculateurs super puissants ouvre des voies inédites, son intégration dans le système médical reste complexe.
« Pour développer des solutions d'IA adaptées et pertinentes, nous avons un besoin crucial d'accès simplifié à des données de santé de qualité »,a ainsi rappelé Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l'accès au soin, lors de la présentation, le 1er juillet dernier, de la nouvelle feuille de route de l'IA en santé.
Dotée d'un écosystème dynamique (730 entreprises, 7 000 chercheurs, 3 CHU), la région Occitanie est confrontée à plusieurs problématiques. Car entre accélération technologique et réalité terrain, il y a souvent un gap.
«Malgré un maillage important, notamment dans l'Hérault, il reste très difficile pour les entreprises, même les licornes, de trouver leur rentabilité et d'arriver à se financer ou se refinancer car les règlementations sont extrêmement lourdes, d'autant que des acteurs comme la Chine ou les Etats-Unis ont plus de moyens et poussent fort. La medtech française est prise en tenaille entre recherche, financement et règlementation »,synthétise Pierre Vannier, P-dg ducabinet de conseil montpelliérain Flint et expert en data et IA.