La start-up montpelliéraine Greenphage explore depuis plusieurs années le pouvoir des bactériophages, prédateurs naturels des bactéries, à destination de l'agriculture pour des alternatives aux pesticides (traitement de la bactériose du melon, et bientôt de la bactériose de la noix), et du traitement des eaux usées afin d'éliminer sélectivement les bactéries pathogènes et dangereuses avant qu'elles ne se diffusent dans l'environnement, notamment la bactérie E.coli.
Cette dernière cible trois usages : les effluents de l'industrie (agroalimentaire, papeteries,...), les stations d'épuration des collectivités en zones sensibles, et la réutilisation de l'eau (REUT). L'entreprise ambitionne de traiter une cinquantaine de sites en 2026.
Pour assurer sa nouvelle phase de développement, Greenphage vient de boucler une 3e levée de fonds (après 250.000 euros en 2018 et 900.000 euros en 2022 auprès du groupe auvergnat GreenTech, spécialisé dans les biotechnologies) : 1,9 million d'euros auprès de d'IRDI Capital Investissement, SOFILARO, Sud Mer Invest et Environnement Massif Central (via sa société d'investissement Holding Développement Durable). Une opération qui s'inscrit dans le cadre d'un plan de financement global d'environ 4 millions d'euros, par effet levier auprès partenaires bancaires, de Bpifrance et de la Région Occitanie.