La start-up Reeflect veut permettre aux sourds « d’entendre avec les yeux »
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Anthony Denux, fondateur de Reeflect.
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Anthony Denux, fondateur de Reeflect.
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L'innovation et l'intelligence artificielle viennent au secours des sourds et des malentendants. C'est le pari d'Anthony Denux, jeune ingénieur en automatique et informatique industriel de 30 ans, qui, après deux ans de R&D, lance la commercialisation de sa solution tech Reeflect. C'est aussi le nom de la start-up qu'il a créée il y a un an, en juin 2024, à Montpellier. Ce sont ses parents, tous les deux sourds, qui sont à l'origine de son envie d'apporter une réponse à la difficulté créée par leur handicap.
Actuellement, sur ce marché, Handihome propose un récepteur de signaux radio des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone grâce à une alerte lumineuse et vibrante, Nexelec un accessoire compatible avec ses détecteurs d'alerte incendie et déclenchant lui aussi un signal lumineux et des notifications, et Amplifon un système d'alerte lumineuse signalant toute intrusion à domicile. Reeflect veut aller plus loin.
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Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), « plus de 5 % de la population mondiale, soit 430 millions de personnes, nécessitent des services de réadaptation pour traiter une perte auditive incapacitante (dont 34 millions d'enfants) » et « en 2050, près de 2,5 milliards de personnes seront atteintes d'une perte (ou déficience) auditive plus ou moins prononcée ». La dernière étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), en décembre 2024, estimait « à environ 7 millions le nombre de personnes sourdes ou malentendantes en France dont 500 000 qui vivent avec une surdité profonde ou sévère ».