Bio-impression : Poietis lève 5 M€ pour se rapprocher du bloc opératoire

Mikaël Lozano

Poietis
Agence Appa

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Poietis
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Le plan de route de Poietis est bien connu : d'abord la cosmétique, ensuite la médecine régénératrice. La startup installée à Pessac près de Bordeaux, créée en 2014, s'implique depuis ses débuts dans la bio-impression de tissus biologiques. En s'appuyant sur une technologie brevetée qu'elle exploite, Poietis a notamment mis au point une plateforme, iBioprint, comprenant différents outils dont un nouveau système de bio-impression à la cellule unique, permettant de concevoir et de fabriquer des tissus biologiques fonctionnels en maîtrisant à la fois la résolution (la capacité à imprimer cellule par cellule) et la précision de l'impression (la capacité à positionner très précisément la cellule dans un environnement 3D). La jeune pousse s'est d'abord attaquée aux marchés de la R&D in vitro et de la cosmétique, nouant des partenariats avec des géants tels que L'Oréal ou BASF pour produire de la peau ou des follicules pileux, en attendant de pouvoir se diriger vers la médecine régénératrice, le défi qu'elle s'est fixée. La levée de fonds de 5 M€ qu'elle vient de boucler doit justement lui permettre de poser de nouveaux jalons dans cette direction.
Ce tour de table de série A a été réalisé grâce à une collecte de fonds records (1,1 M€) sur la plateforme de financement participatif Wiseed conjuguée à l'arrivée au capital du nouveau fonds de co-investissement Naco (Nouvelle-Aquitaine Co-Investissement) porté par la Région et abondée par l'aide décrochée dans le cadre du Concours mondial d'innovation Phase 2, dont Poietis est lauréate dans la catégorie "médecine personnalisée".
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"Poietis se dote ainsi de moyens financiers qui vont lui permettre d'accélérer ses développements technologiques visant à rendre sa plate-forme de bio-impression 4D de tissus biologiques compatible avec les exigences réglementaires et les bonnes pratiques de fabrication de médicaments de thérapie innovante. Le but sera notamment d'assurer la reproductibilité, la standardisation et la traçabilité du procédé de fabrication tout en assurant la sécurité biologique des tissus bio-imprimés qui pourraient être implantés chez les patients dès 2021. Poietis espère conforter ainsi son leadership et prendre une part significative du marché de la bio-impression, estimé à près de 800 millions d'euros en 2022 et 2,5 milliards d'euros en 2024", indique la société dans un communiqué.
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