Les vélos en libre-service d’Indigo weel débarquent à Toulouse

Pierrick Merlet

Les vélos Indigo weel à Toulouse
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Les vélos Indigo weel à Toulouse
Rémi Benoit
Après Metz, Tours, Bordeaux et Lyon, c'est au tour de Toulouse d'accueillir les vélos en libre-service d'Indigo weel, filiale du groupe Indigo qui gère une grande majorité des parkings de Toulouse. De couleur blanche et violette, ces nouvelles bicyclettes seront 1090 à circuler dans le centre-ville d'ici deux semaines voire 2 000 d'ici deux mois si le succès est au rendez-vous.
Grâce à ce système de géolocalisation, la location d'un vélo est totalement numérisée et se fait via l'application Indigo weel téléchargeable sur l'Apple Store et Android. Une fois l'application téléchargée, elle indique à l'utilisateur (grâce à un petit icône violet) où se situe le vélo disponible, le plus proche disponible et lui indique le chemin pour s'y rendre. Ensuite, le consommateur n'a plus qu'à déverrouiller le vélo en scannant le QR-code situé sur le deux-roues. Une fois arrivé à sa destination, le cycliste verrouille le vélo en tirant une petite manivelle située au niveau du cadenas et indique que sa location est terminée sur l'application.
Le cadenas géolocalisé est la principale innovation d'Indigo weel./ Crédits Rémi Benoit.
La nouveauté portée par Indigo weel est que son système de location fonctionne sans station fixe grâce au cadenas géolocalisé et "autonome" installé sur les vélos, qui ne nécessite pas d'attache. L'entreprise privée mise donc sur les équipements publics pour le stationnement de sa flotte. Il y a donc un risque d'éparpillement des vélos, de vols et de vandalisme. Au lancement de son offre, Indigo weel va installer ses produits dans une vingtaine de spots toulousains comme la place du Capitole, la place Saint-Pierre, la gare Matabiau, le Jardin des Plantes ou à Saint-Cyprien pour ne citer qu'eux.
Le système de géolocalisation permet d'indiquer où se situent les vélos et les points de stationnement les plus proches de l'utilisateur./ Montage Pierrick Merlet
En cas de mauvais stationnement, l'utilisateur recevra un mail de relance à chaque fois que ce manquement sera constaté par le système de géolocalisation. Si l'entreprise enregistre plusieurs récidives, Indigo weel se réserve le droit de "blacklister", c'est à dire supprimer les utilisateurs trop laxistes à ce sujet.
Ce nouveau service devient ainsi la deuxième offre de location de vélos sur la voie publique. En effet, depuis 2007, dans le cadre d'une délégation de service publique, JCDecaux gère les 3400 VélôToulouse répartis sur 283 stations dans toute la ville. Le contrat actuel entre la ville de Toulouse et JCDecaux court jusqu'en 2022, pour un montant de 5 millions d'euros par an. Ainsi, l'arrivée de ce nouvel acteur peut-il faire de l'ombre à l'acteur historique ou les deux offres sont-elles complémentaires ?
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Si les deux opérateurs ne fonctionnent pas sur les mêmes modèles, ils ont pourtant la même cible d'utilisateurs... Cependant le programme VélôToulouse dispose d'un avantage sur celui d'Indigo weel : la tarification. L'abonnement annuel (qui permet deux heures de location par jour, ndlr) coûte 79 euros chez Indigo weel contre 25 euros pour VélôToulouse et la tarification à la journée est de 5 euros contre 1,20 euros chez JCDecaux. Néanmoins, Indigo weel propose une offre sans abonnement à 50 centimes d'euros la demi-heure et demande une caution de cinq euros à tous ses utilisateurs, remboursée à la désinscription. Cette caution devrait disparaître prochainement de l'aveu même de la direction d'Indigo weel.
Les vélos en libre-service d'Indigo weel devraient prochainement arriver à Angers et Grenoble également.
Pierrick Merlet
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