À Montpellier, la ministre Elisabeth Borne vante French Mobility

Elisabeth Borne, ministre des Transports, et Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la Métropole
M3M

Elisabeth Borne, ministre des Transports, et Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la Métropole
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En visite à Montpellier le 23 août et à Nîmes le lendemain, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a profité de cette 1e étape pour rencontrer, dans les locaux de Montpellier Méditerranée Métropole, un panel de quatre start-ups locales développant des solutions de mobilité propre. Parmi elles figuraient Evo-Pods (capsule à fixer sur un vélo pour le transformer en voiturette électrique), Flexifret (solution de mise en relation entre affréteurs et transporteurs) et Happymoov (solution de transport en vélo-taxi couplé à une régie publicitaire). Présente dans ce panel également : Faciligo, qui a créé une plate-forme d'entraide entre voyageurs, en cours de déploiement par SNCF dans ses installations d'Occitanie.
Elisabeth Borne a fait le lien entre ces solutions innovantes et French Mobility, une initiative collaborative lancée en juin par le gouvernement et destinée à créer une communauté ouverte à tous les acteurs de la mobilité (entreprises de transport, start-ups, collectivités locales, incubateurs, fonds d'investissements...). D'une durée de deux ans, l'opération intègre un plan en six axes d'action tels que l'accompagnement et la mise en place de mesures réglementaires incitatives, l'amélioration de l'accès à des sources de financement adaptées, la fourniture d'infrastructures et de services adaptés propices à l'expérimentation, la mise en place d'une plate-forme collaborative de recensement des bonnes pratiques et de mise en relation, etc.
De même, la ministre a évoqué la future Loi d'Orientation des Mobilités (LOM), qui sera présentée à la rentrée, et qui contiendra plusieurs mesures phare comme l'ouverture de l'accès aux données de mobilité, accessibles dans des formats ouverts dès 2020, afin de favoriser les innovations et aider les start-ups de la mobilité à atteindre une taille critique. La future loi prévoira aussi des appels à projets à l'attention des collectivités territoriales et de leurs partenaires pour encourager l'expérimentation.
La visite de la ministre s'inscrivait dans le cadre d'une après-midi de travail consacrée aux enjeux de mobilité propre dans l'agglomération de Montpellier, avec d'autres étapes réalisées aux côtés de Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la Métropole : visite de l'Espace de Logistique Urbaine, du tramway montpelliérain... L'une d'elle a abordé la création par le gouvernement de nouvelles zones à faibles émissions (ZFE), des zones instaurant une interdiction d'accès pour les catégories de véhicules qui ne répondent pas à certaines normes d'émissions : Philippe Saurel a annoncé, en juillet, la candidature de Montpellier pour en être dotée, après Paris et Grenoble.
Enfin, questionnée sur le pataquès qui a entouré l'inauguration de la gare TGV de Montpellier Sud de France, annulée à la dernière minute en juin dernier, Elisabeth Borne a annoncé que l'inauguration aura bien lieu, en fin d'année 2019, quand le chantier de la gare TGV de Menduel (30), près de Nîmes, sera achevé. "Il n'y a pas lieu de s'interroger sur l'utilité d'une gare qui fonctionne, aujourd'hui, et qui a nécessité un investissement important. Nous sommes désormais dans une phase de montée en puissance, avec 4 TGV quotidiens aujourd'hui et 23 d'ici 2020. Ensuite, il reste un travail à faire pour assurer une desserte de cette gare avec une ligne de transport propre", estime Elisabeth Borne.
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À ce sujet, Pierre Poüessel, préfet de l'Héraut, a confirmé le cofinancement de l'État pour la construction de l'extension de la ligne 1 du tramway montpelliérain, qui fera de la gare TGV son terminus. Cette part se montera à 3,9 M€ sur un budget de 40 M€.