Téléphérique urbain à Toulouse : où en est-on ?

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
La première fois que l'idée était émise cela ressemblait à un doux rêve. Mais l'arrivée au sud de Toulouse d'un téléphérique urbain semble de plus en plus réaliste et n'a jamais été aussi proche. Lors de son comité syndical du 3 octobre, Tisséo a approuvé le dossier d'enquête publique, qui va permettre de lancer celle-ci début 2019.
Ce qui attend les Toulousains, c'est bien un téléphérique qui reliera l'université Paul-Sabatier à l'Oncopole, en passant par le CHU de Rangueil. Trois stations pour un téléphérique de 3 kilomètres de tracé, ce qui en fera le plus long de France.
Le tracé, en relief du futur téléphérique urbain sud à Toulouse prévu fin 2020.
Paradoxalement, en plus d'être le plus long, "on aura l'un des téléphériques les moins chers de France", se réjouit Jean-Michel Lattes, en prenant en compte les téléphériques urbains également en projet. Pour appuyer ses propos, l'élu toulousain prend l'exemple du téléphérique de Créteil qui va coûter selon lui 130 millions d'euros environ, contre 82,41 millions d'euros pour celui de Toulouse d'après Tisséo.
Dans ce financement, environ 70,6 millions d'euros seront à la charge de Tisséo. Le reste, soit près de 11,8 millions d'euros, est apporté par l'État et une autre partie par la Région Occitanie via des fonds européens FEDER. Mais cette facture totale de 82 millions d'euros ne comprend "que" la conception, la réalisation, les opérations d'accompagnement et la maîtrise d'ouvrage.
Reste encore la question de la maintenance, un point qui représente un coût non-négligeable. Afin d'éviter les mauvaises surprises, Tisséo a anticipé cette problématique. "On a demandé des garanties aux constructeurs sur 20 ans pour la maintenance grâce à des appels d'offres pour du long terme", explique Jean-Michel Lattes. Par conséquent, Tisséo connaît déjà le montant de cette ligne de dépenses inévitables. Elle représentera environ 2 millions d'euros par an sur les 20 prochaines années.
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Cette somme va permettre d'entretenir le système de la future infrastructure, pour laquelle Tisséo a sélectionné la technique des 3 S. Un système avec lequel trois câbles (deux porteurs et un tracteur) vont déplacer les 15 cabines d'une capacité de 34 places chacune.
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De leur côté, les cabines se déplaceront elles à une vitesse d'environ 20 km/h. Pour rappel, pas moins de 8 000 voyageurs sont attendus quotidiennement sur cette nouvelle offre de transports en commun toulousaine, mais le réseau aura la capacité de transporter jusqu'à 1 500 personnes par heure.
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