Sericyne veut relancer la culture du ver à soie
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Faire pénétrer le ver à soie dans la 3e dimension... C'est en quelque sorte l'ambition de Sericyne, une société incubée par le leader mondial du luxe LVMH à la Station F, créée par Xavier Niel, et exploitante d'un atelier dans le village de Monoblet, dans les Cévennes gardoises. Cette entreprise, qui compte à ce jour cinq collaborateurs et développe un premier chiffre d'affaires de 150 000 €, vient de recevoir le Trophée INPI 2018 dans la catégorie Design, une des quatre filières récompensées.
Diplômée de l'École Boulle, cette jeune entrepreneure normande a breveté à sa sortie d'études, une solution pour que les vers à soie, posés sur des moules, tissent directement en forme d'objets... Autrement dit, une production séricicole en 3D. Parmi ses clients, l'entreprises compte des marques de luminaire, d'horlogerie, de packaging et de cosmétique.
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Dans les Cévennes, la culture du ver à soie a fait la fortune de la région jusqu'au milieu du XIXe siècle où la filière a subi coup sur coup des calamités agricoles et la concurrence asiatique suite à l'ouverture du Canal de Suez. Aujourd'hui, Sericyne souhaite soigner ses approvisionnements locaux. Pour la prochaine saison, qui s'étend d'avril à novembre, elle comptera au moins producteurs-apporteurs contre trois en 2018.
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