Europlasma : le PDG explique pourquoi le groupe se réinvente en fournisseur de technologies
Jean-Philippe Déjean
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Jérôme Garnache-Creuillot
Europlasma
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Jérôme Garnache-Creuillot
Europlasma
La Tribune : Vous êtes le cofondateur de Zigi Capital SA, actionnaire qui a pris les commandes d'Europlasma, dont vous êtes le nouveau PDG depuis l'été 2019. Qu'est-ce qui vous a attiré dans ce groupe industriel landais en difficulté ?
Jérôme Garnache-Creuillot : Je n'étais pas jusque-là ce que l'on appelle un industriel. Je viens du monde du financement des infrastructures publiques et des collectivités locales. J'ai eu l'occasion de me pencher sur le dossier Europlasma par l'intermédiaire d'un actionnaire qui connaissait Alexandre-Henri Lacarré, mon associé (dans Zigi Capital SA-NDLR), et d'analyser le potentiel de la société qui disposait, selon lui, de technologies de grande valeur car uniques au monde, si tant est qu'il y ait une recapitalisation et une gouvernance solide.
Jusqu'ici le groupe Europlasma a pourtant cumulé les problèmes. N'est-ce pas rédhibitoire ?
La direction d'Europlasma s'était focalisée sur le projet CHO Morcenx, avec une technologie de production d'électricité verte fondée sur la gazéification avancée de biomasse et de déchets industriels banals. Mais, même si la société a beaucoup appris du site pilote construit à Morcenx, il est compliqué de mettre au point un prototype à taille industrielle. Le site a peut-être besoin d'un nouveau modèle de développement plus rémunérateur et plus vertueux, capitalisant sur l'incroyable savoir-faire acquis dans le domaine notamment du traitement de déchets complexes et non sur la production d'une énergie subventionnée, dans la mesure où les dispositifs d'aides sont révolus.
Europlasma a démarré avec la neutralisation des déchets d'amiante, est-ce toujours une technologie intéressante ?
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L'inertage des déchets d'amiante par torche à plasma développée chez Europlasma, portée par la filiale Inertam, est parfaitement au point. C'est aujourd'hui la seule usine au monde capable de détruire totalement l'amiante et les déchets d'amiante ! C'est d'autant plus intéressant que le contexte règlementaire est vraiment devenu porteur pour qui maîtrise cette technologie.
Jean-Philippe Déjean