inHeart lève 3,7 millions d'euros pour mieux soigner l'arythmie cardiaque

Jean-Philippe Déjean
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

coeur
inHEART

Jean-Philippe Déjean
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

coeur
inHEART
La société inHeart, à Pessac (Gironde/Bordeaux Métropole), annonce la levée de 3,7 millions d'euros pour améliorer le traitement des arythmies cardiaques grâce à une innovation complexe qui combine imagerie, intelligence artificielle et simulation numérique. Cette première opération financière doit permettre à la startup inHeart d'accélérer son développement commercial en Europe et d'entrer sur le marché des Etats-Unis, tout en continuant à muscler son avance technologique via l'intelligence artificielle et la simulation numérique des phénomènes électriques du cœur.
Cette levée a été réalisée auprès d'Elaia, un fonds d'investissement parisien dirigé par Xavier Lazarus spécialisé dans la deeptech (innovations technologiques liées à la recherche fondamentale), dont les tickets oscillent habituellement entre 300.000 et 3 millions d'euros, et d'Aquitaine Science Transfert, société d'accélération du transfert de technologie de l'Université de Bordeaux, avec le soutien de la Région, avec l'Agence de développement et d'innovation (ADI) de Nouvelle-Aquitaine.
La startup inHeart est née en 2017 de l'externalisation (spin off) des compétences de deux centres de recherche leaders mondiaux dans leurs spécialités : l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Liryc, installé dans le vaste domaine de l'hôpital Haut-Lévêque (cardiologie), référence en électrophysiologie cardiaque, et l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique), qui dispose d'un centre de recherche sur le campus universitaire bordelais et s'impose dans les sciences et techniques du numérique.
À lire également
Le cœur fonctionne grâce à des impulsions électriques qui peuvent se dérégler et perturber le rythme cardiaque jusqu'à provoquer la mort du patient, parfois de façon subite. Les services recensent ainsi chaque année 50.000 morts subites en France provoquées par une arythmie. C'est pour mieux combattre ces arythmies que la startup inHeart a développé un outil très sophistiqué de création d'un clone numérique du cœur malade. Ce parfait jumeau digital, équivalent cardiaque de la "Google Map", comme le souligne l'entreprise, dont Jean-Marc Peyrat, un des cofondateurs de la startup, est le dirigeant, permet ainsi aux praticiens d'intervenir avec une précision maximale sur le cœur à soigner.
Jean-Philippe Déjean