Comment le Suisse Multiwave Technologie s’appuie sur l’écosystème de recherche marseillais
Maëva Gardet-Pizzo
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A partir d'un champ magnétique et d'ondes radio, l'IRM (ou imagerie par résonance magnétique) est capable de fournir des images en trois dimensions du corps humain, donnant à voir des lésions qui ne seraient pas visibles sur une radiographie standard ou une échographie. Et ce, sans radiation ionisante.
Mais bien que relativement précise, cette technologie présente quelques limites. « Plus on augmente le champ magnétique, plus on améliore la qualité de l'image » explique Panos Antonakakis, président et co-fondateur du groupe suisse. Mais cette qualité accrue va de pair avec l'apparition de zones d'ombres qui empêchent de diagnostiquer certaines pathologies telles que la maladie d'Alzheimer, la sclérose en plaques ou encore l'épilepsie.
C'est pour illuminer ces zones d'ombre - à l'aide de métamatériaux- que Multiwave Technologie choisit en 2016 de se doter d'une filiale de recherche. Filiale qu'elle choisit d'implanter dans la Cité phocéenne.
« On avait déjà des liens étroits avec l'Institut Fresnel à Marseille ». Et il se trouve que l'écosystème regroupe des expertises correspondant précisément aux besoins de l'entreprise. « C'est un pôle d'excellence où l'on trouve des compétences à la fois en IRM et en métamatériaux. Nous avons par ailleurs eu accès à des machines via l'hôpital de la Timone. C'était vraiment un bel endroit pour développer notre activité ». Si bien que Multiwave Innovation est à ce jour la plus grosse filiale du groupe, avec douze personnes qui y travaillent.
Celles-ci s'attellent à développer des antennes IRM puissantes (jusqu'à 7 tesla pour la recherche ; 1,5 ou 3 teslas pour la clinique) tout en réduisant les zones d'ombre. Mais rapidement, elles se donnent un autre défi : réduire le temps d'attente des patients avant un IRM.
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En effet, ces dernières années, la technologie a connu une importante demande. « En 2003, on disposait de 230 machines en France. En 2019, on en compte 1000 mais la demande a augmenté plus vite encore ». De telle sorte que le temps d'attente moyen pour obtenir une IRM demeure de trente jours. « En matière d'IRM, plus le temps du scan est long, meilleure est la qualité d'image. Notre défi pour est donc de réduire ce temps de scan sans impacter la qualité d'image. Ou alors de doubler la qualité pour une même durée de scan », décrit l'entrepreneur.
Maëva Gardet-Pizzo