Chimie verte : Comment Ecoat démocratise les peintures écologiques
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Ecoat monte en cadence. D'une capacité de production de 2 000 tonnes annuelles, l'entreprise spécialisée dans la fabrication de polymères naturels pour l'industrie de la peinture vient de passer à 5 000 tonnes avec la mise en service, en décembre, d'un deuxième réacteur. Un troisième est par ailleurs attendu cette année. La PMI pourra ainsi atteindre les 10 000 tonnes à l'horizon 2022. "Notre activité est en plein essor. Elle est entrée dans une phase d'accélération exponentielle qui nous conduit à doubler, voire tripler le volume de production tous les ans", explique Olivier Choulet, son dirigeant. Lequel finalise actuellement une nouvelle levée de fonds qui vise à soutenir cette dynamique de croissance que même la crise de la Covid-19 n'a pas réussi à enrayer.
Il faut dire que depuis sa création en 2011 à Grasse, Ecoat s'attèle à accompagner l'industrie de la peinture dans sa transition écologique. Et ce, à travers deux segments de marché. Les peintures industrielles, d'une part, avec des solutions proposées à base d'eau, donc sans solvant, qui présentent des taux de composés organiques volatiles très faibles, "proches du gramme par litre quand une peinture classique en évapore près de 400", revendique-t-il. Ces solutions sont particulièrement sollicitées par le marché chinois que l'entreprise adresse en direct (après un essai de joint-venture non concluant) et qui représente aujourd'hui 40% de son activité.
De l'autre, les peintures dites environnementales ou écologiques murales dont les polymères, biosourcés, disposent d'une faible empreinte carbone avec, là aussi, des taux de composés organiques volatiles très bas. "Nous sommes leader sur ce volet avec 80% des parts de marché en Europe", affirme le dirigeant. Qui souhaite donc "élargir cette niche avec des prix plus compétitifs" capables de challenger "les produits standards". C'est tout l'objectif de la nouvelle gamme de produits que se prépare à lancer l'entreprise en 2021 : "Démocratiser le biosourcé pour aller chercher le marché de masse". Un challenge pour lequel la PMI a fortement investi dans la R&D qui mobilise en interne une équipe de 7 à 10 personnes, ainsi que dans de nouveaux modèles industriels, à plus forte capacité et permettant de réduire de 60% l'empreinte carbone de son procédé de fabrication.
Gaëlle Cloarec