Wefight développe une nouvelle interface pour la relation patient/médecin
Valentine Ducrot
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A Montpellier, la startup Wefight développe Med Vik, une interface destinée aux professionnels hospitaliers de santé (médecins et infirmiers) pour leur permettre de gérer leurs patients à distance.
Wefight
Après avoir lancé Vik, chatbot destiné aux patients atteints de cancers ou de maladies chroniques, la start-up montpelliéraine Wefight travaille sur une interface complémentaire. Dans le même temps, elle annonce une levée de fonds et une vague de recrutements en 2021.
Incubée depuis sa création en 2017 au Business Innovation Center (BIC) de Montpellier, mais aussi à la Station F à Paris, la start-up Wefight vient de déménager pour s'installer au village by CA.
« Au vu de notre développement, les locaux de Cap Omega étaient devenus trop exigus. Un plateau s'est libéré dans l'immeuble du village by CA et va nous offrir un espace adéquat pour les recrutements à venir »,confie Benoît Brouard, docteur en pharmacie et cofondateur de Wefight, avec l'ingénieur Pierre Nectoux.
Une solutionbeyond-the-pill
Depuis quelques mois en effet, tout s'accélère pour la start-up qui emploie 40 salariés et s'est faite connaître en développant Vik, assistant virtuel capable de comprendre et de répondre aux questions des patients atteints de cancers ou de maladies chroniques et de leurs familles.
Après avoir lancé un premier agent conversationnel à destination des patientes atteintes de cancers du sein, Wefight a déployé sa solution sur une dizaine d'autres pathologies : asthme, dermatite atopique, migraine, cancers des poumons, etc.
De nouvelles applications, toujours dans le champ des cancers et maladies chroniques, sont en cours de développement, notamment en hématologie, psoriasis ou encore maladies inflammatoires chroniques de l'intestin.
Si, pour le patient, l'application est téléchargeable gratuitement sur les plateformes en ligne, la start-up se rémunère en vendant les licences de ses solutions à des laboratoires pharmaceutiques. Un business model basé sur la stratégie du beyond-the-pill (comprendre : au-delà du seul traitement médicamenteux).
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« Accompagner le patient tout au long de son parcours de soin et de traitement intéresse fortement les laboratoires pharmaceutiques,souligne Benoît Brouard. L'enjeu pour eux est de passer d'un marketing et d'une communication centrée sur le médicament à une approche centrée sur le patient. D'où leur intérêt à financer le développement de nos solutions. Mais attention, Vik parle de tous les traitements possibles, sans exceptions. »
A ce jour, Vik compte près de 300.000 utilisateurs dans le monde. Après avoir levé 1,8 millions d'euros en 2019, la start-up annonce une seconde levée, certainement fin mai, qui va lui permettre d'accélérer son déploiement à l'international.