Télémédecine : comment Toulouse soigne les marins du monde entier

Pierrick Merlet
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Le CCMM pratique la télémédecine depuis des dizaines d'années.
Rémi Benoit

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Le CCMM pratique la télémédecine depuis des dizaines d'années.
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Toulouse n'a pas de littoral, mais elle agît quand même au large. À plusieurs dizaines de kilomètres de la zone maritime la plus proche, au sein du pavillon Louis Lareng du CHU de Toulouse, une petite équipe s'affaire derrière plusieurs écrans d'ordinateur. Dans cette salle étroite, non loin de la plateforme téléphonique de prise de rendez-vous pour la vaccination contre la Covid-19, ils sont trois équivalents temps pleins. Concrètement, ce sont 13 médecins urgentistes qui se relaient au sein du CCMM, le Centre de consultation médicale maritime. Et ils ne manquent pas d'activité.

Patrick Roux est le responsable du CCMM de Toulouse (et de France) / (Crédits : Rémi Benoit).
La particularité de cet établissement est qu'il n'est jamais en contact physique direct avec ses patients. "Notre défi est de parvenir à soigner les personnes sans les voir", confirme le représentant. La mission de ce dernier et de ses 12 collègues consiste ainsi à soigner à distance les marins du monde entier. 83% de leur patientèle représente dès lors des marins professionnels et 17% le trafic de passagers en lien avec des activités touristiques, selon les données de l'année passée. Bientôt, le CCMM pourrait même prendre en charge le personnel à bord des plateformes éoliennes offshores, sujet pour lequel des discussions sont en cours avec EDF.
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