Quels enjeux pour la French Tech Côte d’Azur ?
Laurence Bottero
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La French Tech Côte d'Azur n'a pas - jamais encore - vécu un vrai long fleuve tranquille. La pluralité des territoires qui composent le département a souvent été source de tiraillements et de tensions. Mais ça, c'était avant. Car depuis quelques jours, c'est une équipe peaufinée qui a été mise en place. Peaufinée parce qu'elle intègre à égalité les représentants des différentes associations représentant les bassins d'emploi - Nice avec Nice Start(s) Up, Sophia-Antipolis avec Telecom Valley, Cannes avec Cannes is Up et Grasse avec le club des entrepreneurs - et parce que la co-présidence en est la preuve : à Cédric Messina, le PDG de MyCoach, basée à Nice, et membre de Nice Start(s)Up la co-présidence avec la mission de porte-parole et de lien avec la French Tech nationale ; à Frédéric Bossard, le dirigeant de Data Move et président de Telecom Valley le rôle de liant entre les associations et le suivi des projets. Voilà donc le nouveau cadre posé.
Celui qui devrait permettre le passage à l'échelle supérieure. Car les enjeux de la French Tech Côte d'Azur sont réels.
On sait que le potentiel est là. Le territoire est riche et diversifié. Ce qui, sur le papier, constitue des a priori idéaux. A Nice l'innovation d'usage, à Sophia-Antipolis l'innovation tech, à Grasse celle qui vient du berceau ancestral, l'industrie dont fait partie la filière parfumerie et à Cannes, l'innovation autour de la communication et de la consommation, sans oublier le spatial.
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Le tissu économique est tout aussi riche. Oui, certes, l'extrême majorité de celui-ci est constitué de TPE et de PME. Mais c'est bien ça qui en fait la richesse aussi et la force car lorsque les petites structures parlent aux petites structures, elles se comprennent, quelle que soit la taille. Les grands groupes ? Intéressés, mais peut-être pas suffisamment impliqués. Disons qu'il existe, comme le veut la formule consacrée, une marge de progression.
Laurence Bottero