Conduit par Alexandre Guillaume et sa soeur Cécile, le puydômois MS (pour Matériel de Sablière) passe à la vitesse supérieure dans sa mission principale, qui était de purifier et traiter, entre autres, des remblais excavés et des boues de forage, à partir d'un savoir-faire développé par leur père, Jean-Paul Guillaume, au sein des carrières.
Spécialisée dans le nettoyage des sables et la valorisation des sols et des boues pour les carrières, cette PME de 100 salariés qui gère les deux tiers de ses contrats à l'international (Egypte, Australie, Singapour, etc) vient de mettre sur le marché le concept « Save Sand ».
Son nouveau procédé de recyclage présente un objectif ambitieux : transformer les déblais issus de chantiers du BTP en sable à haute valeur ajoutée. Et éviter du même temps ce qu'il nomme « la guerre du sable ». Car Mickael Welland, un géologue britannique, souligne même que « le sable est le héros invisible de notre époque car il est omniprésent dans notre vie ».
Le sable est la deuxième ressource naturelle mondiale la plus consommée par l'homme, après l'eau. Les consommations, 200 tonnes pour une maison, 3.000 tonnes pour un hôpital, 30.000 tonnes pour 1 kilomètre d'autoroute, 12.000.000 tonnes pour une centrale nucléaire... frôlent au global les 50 milliards de tonnes par an.
Partout où le béton est nécessaire, le sable l'est aussi. Le secteur de la construction est responsable, à lui seul, de 50 % de l'exploitation mondiale des ressources non renouvelables.
"Quand s'agrègent à ce constat (...) l'explosion de la demande mondiale pour la fabrication des fioles de vaccin, force est de constater qu'il devient urgent d'entrer dans un nouveau paradigme", ajoute la société puydômoise, qui réalise habituellement 33 millions d'euros de chiffre d'affaires (dont les deux tiers à l'export).