Pourquoi (et comment) Helioscience prévoit une expansion de son marché à l’international
Maëva Gardet-Pizzo
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C'est en choisissant de proposer des tests in vitro, et non plus seulement sur l'homme ou l'animal, qu'Helioscience trouve, dès les années 2000, sa place sur le marché de l'évaluation des protections solaires. Pour ce faire, l'entreprise s'appuie sur une méthode inventée dans les années 1990. Il s'agit en fait d'appliquer une quantité précise de crème sur une plaque en plexiglas, selon un procédé standardisé. Un choix éthique, qui présente aussi un intérêt commercial. Car ce type de test est plus rapide à réaliser, moins coûteux et peut être utilisé toute l'année contrairement à ceux effectués sur l'Homme -ces derniers sont en effet peu fiables durant la période estivale, la peau étant habituée au soleil.
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Cette méthode, peu d'acteurs la proposent. On en compte ainsi une vingtaine à l'international. Ce qui permet à la société de séduire des industriels tels que les Laboratoires Naos (Bioderma), Caudalie, des groupes anglais, américains - une bonne moitié du chiffre d'affaires est réalisé à l'international - mais aussi de jeunes marques qui se lancent dans les cosmétiques bio. Et l'entreprise devrait voit sa demande augmenter grâce à l'obtention à venir des normes Afnor (pour l'Europe) et Iso (pour l'international). « Cela nous permettra de vendre plus facilement nos tests. Jusqu'à maintenant, les seuls tests normés étaient ceux sur l'Homme. Alors certains clients rechignaient à faire nos tests parce qu'ils voulaient exporter et qu'il leur fallait pour cela une norme. A partir de maintenant, notre test leur suffira. Et comme il est beaucoup moins cher (entre 300 et 600 euros contre 1.500 euros à 4.000 euros pour un test in vivo), on devrait en faire plein », se réjouit Jean-Claude Hubaud, le PDG d'Helioscience.
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