Comment la startup VB-Tech veut valoriser les travaux du projet Epinov sur le cerveau virtuel
Maëva Gardet-Pizzo
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C'est un projet de recherche qui n'avait pas vocation à demeurer confiné entre les murs d'un laboratoire. Un projet mené avec une ambition : celle d'améliorer très concrètement la prise en charge des personnes atteintes d'épilepsie.
Lancé en 2018 à Marseille, le projet de recherche Epinov a vocation à développer un cerveau virtuel permettant de modéliser celui d'une personne atteinte d'épilepsie. Ou plus précisément, « une plateforme computationnelle qui imite le fonctionnement du cerveau, en particulier l'organisation dynamique de son activité, la connectivité et l'échange de signaux électriques », expliquait alors Viktor Jirsa, le chercheur à la tête du projet.
Un travail de modélisation d'abord destiné à mieux préparer la chirurgie, alors que dans un cas sur trois, la maladie est résistante aux traitements médicamenteux. Une chirurgie qui a pour inconvénient d'être intrusive et de donner lieu à des effets secondaires imprévisibles, sur la personnalité et le système moteur notamment.
Labellisé RHU (Recherche hospitalo-universitaire en santé), le projet bénéficie en 2018 d'un financement européen de 5,8 millions d'euros. Après une première année au cours de laquelle les chercheurs peaufinent le modèle sur la base de données existantes, ils s'engagent en 2019 dans un vaste essai clinique impliquant 13 centres et 400 patients. Le but : prouver l'intérêt de la plateforme de modélisation en tant que « super imagerie » de l'activité électrique cérébrale, pour mieux préparer la chirurgie. Et éventuellement se projeter sur des applications plus poussées, telles que la prédiction des résultats d'une opération.
Retardé par l'épidémie de covid-19, l'essai est toujours en cours, avec des résultats encourageants de l'avis des parties prenantes au projet.
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Porté par l'AP-HM, Aix-Marseille Université, l'Inserm et les Hospices civils de Lyon, le projet bénéficie aussi du soutien d'un industriel : Dassault Systemes qui souhaite se positionner de manière précoce sur le projet en vue du développement d'une plateforme valorisant ces travaux de recherche. Mais si les échanges se poursuivent avec ce partenaire, c'est plutôt vers la création d'une startup (baptisée VB-Tech) que s'est porté le choix des chercheurs, afin d'assurer au mieux le transfert de technologies.
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