Toopi Organics vise 80 millions d'euros de chiffre d'affaires avec son urine recyclée
Jean-Philippe Déjean
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Michael Roes dans le hangar d'arrivée et de départ de l'urine.
Agence APPA
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Michael Roes dans le hangar d'arrivée et de départ de l'urine.
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Michael Roes, le dirigeant de la startup Toopi Organics, a inauguré ce vendredi 3 juin la première unité industrielle de transformation d'urine humaine en engrais agricole, située à Loupiac-de-La-Réole, dans le Sud Gironde, près de La Réole. Créée depuis trois ans, Toopi Organics collecte déjà ses urines dans de nombreux endroits, qu'il s'agisse du Futuroscope, près de Poitiers, des lycées de Nouvelle-Aquitaine, de certains stades et collèges ou encore d'écoles primaires. La biotech est aussi soutenue par l'Ademe et sélectionnée pour opérer un bâtiment zéro déchet du village olympique des Jeux olympiques de Paris 2024.
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La startup a multiplié les tests en plein champ pour démontrer la supériorité de l'urine traitée par rapport aux engrais minéraux dans plusieurs cultures, comme la betterave, et ajuster au plus près sa méthode de purification. Une fois collectée, l'urine est désormais acheminée au siège de Toopi Organics où elle est schématiquement d'abord stabilisée, pour ne pas qu'elle se transforme en amoniac, puis purifiée à deux reprises afin de la débarrasser d'éventuelles molécules polluantes issues du corps humain, comme des résidus médicamenteux. L'élément le plus important à sauvegarder étant l'azote. Cette unité peut traiter 250.000 litres d'urine par an, sachant que le traitement ne fait perdre aucun volume de matière.
Jean-Philippe Déjean