Pour sa 19e édition, l’événement Montpellier Capital Risque, rendez-vous annuel des entreprises innovantes à la recherche d'investisseurs privés organisé par la Métropole de Montpellier et Bpifrance, s’est déroulé le 9 juin. Un sujet a irrigué les échanges : l’impérieuse nécessité pour les startups de prendre en compte, désormais, le critère de l’empreinte écologique.
Quinze startups* avaient été sélectionnées pour la 19e édition du Montpellier Capital Risque, rendez-vous annuel des entreprises innovantes à la recherche d'investisseurs privés, organisé par la Métropole de Montpellier et Bpifrance le 9 juin.
Elles ont pitché pour la première fois leur projet devant une assemblée de professionnels et d'experts internationaux, grâce au partenariat entre Montpellier Capital Risque et l'événement B2B Rocks (à Lavérune les 9 et 10 juin).
Au-delà de la dimension internationale de l'événement, qui a obligé les chefs d'entreprises à présenter leurs projets en anglais, les témoignages des experts sur les tendances actuelles des levées de fonds ont mis l'accent sur l'importance de l'impact écologique et sociétal des produits et services délivrés par les jeunes pousses, pour la réussite de leurs objectifs de financement.
« Les règles sont en train de changer »
« Le Montpellier Capital Risque est un événement incontournable de notre programme d'accélération au BIC de Montpellier,rappelle sa directrice Isabelle Prévot.Un événement qui a vu passer des startups commeTeads,CodinGameou encoreSeqOne. Nous sélectionnons des entreprises auxquelles nous croyons, et selon des critères qui prennent de plus en plus en compte l'empreinte écologique et sociale. »
L'impérieuse nécessité de la prise en compte de ces critères écologiques par les entreprises, y compris par les startups, est un sujet qui anime désormais l'écosystème de l'innovation. C'est ce que souligne Marie-Anne Vincent, vice-présidente de l'entreprise montpelliéraine Sweep : « La plateforme que nous avons développé permet de mesurer l'impact carbone des projets des entreprises et ces indicateurs deviennent de vrais signaux pour les investisseurs ».
« Aujourd'hui nos investisseurs ne veulent pas seulement investir leur argent, mais aussi être fiers des investissements réalisés et avoir un impact positif sur la société »,abonde Victor Drault, investisseur du fonds parisien Breega Capital.
Nadine Faedo, directrice régionale de Bpifrance à Montpellier, confirme : « Bpifrance constate cette tendance et encourage la décarbonisation de l'économie grâce à son initiative "Banque du climat". Pour les startups en recherche de financement, la question de leur empreinte écologique va devenir de plus en plus importante, d'autant qu'elles vont s'insérer dans des écosystèmes où les règles sont en train de changer ».
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