Grâce à son algorithme de niveau militaire, Legapass sécurise la transmission de l’héritage numérique

Laurence Bottero
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... regarde déjà l’international.
Si on a l'habitude d'anticiper la transmission de son patrimoine financier, immobilier ou autre, on ne pense pas (encore) à ce qu'il advient de son patrimoine numérique. Or, d'après Jean-Charles Chemin, un adulte possède, en moyenne, une centaine de comptes numériques. Lesquels comptes peuvent, après décès de leur propriétaire, être une porte d'entrée à toute fraude, par exemple, ou errer sans avoir la possibilité de transmettre aux héritiers tout ce qui a été acheté, stocké, téléchargé. Des possessions numériques qui ont une valeur sentimentale tout au moins, sinon plus.
Un état de fait auquel on est confronté lors d'un décès : il est alors complexe et compliqué de retrouver les accès, faute de connaissance des mots de passe et autres noms d'utilisateurs.
Un vrai casse-tête pour les ayants-droits que l'entourage de Jean-Charles Chemin a connu. C'est ainsi qu'a germé l'idée d'une solution capable d'assurer la transmission de ces données personnelles et par définition ultra-sensibles. Car aucune solution sécure n'est disponible sur le marché.
« Nous avons alors commencé à designer une solution », explique Jean-Charles Chemin, associé dans l'aventure avec Eric Maïda et Adelina Prokhorova, trois profils « ingénieurs ou assimilés » qui vont tester plusieurs pistes avant de mettre au point un prototype fonctionnel. Nous sommes alors fin 2021 et il aura fallu une année de R&D pour aboutir à un produit mature.
Produit testé en direct, en quelque sorte, lors du salon Les Entreprenariales, organisé par l'UPE06 à la même période. Un test grandeur nature qui se révèle concluant par l'intérêt qu'il suscite. La commercialisation de Legapass est entamée au mois d'avril dernier.
La startup engrange alors ses premiers clients. « Nous avons également été approchés par des investisseurs », indique Jean-Charles Chemin. Tous, rassurés « sur la technologie ».
Laurence Bottero