Finalement, le challenge aura eu raison des deux cofondateurs, Kareen Maya Levy et Jacques Ravinet. Sauf énorme retournement de situation, les entrepreneurs ne feront pas appel de la décision du tribunal de commerce de Toulouse qui a prononcé la liquidation de la startup Kippit le 22 septembre. Ils avaient jusqu'au 3 octobre pour se positionner. "C'est un délai théorique mais bon...", commente Kareen Maya Levy.
Fondée en 2018, cette jeune entreprise avait vu le jour avec la promesse de commercialiser un électroménager durable, réparable à vie et surtout made in France. Au-delà de l'ambition de lutter contre l'obsolescence programmée des appareils, l'idée était surtout de lutter contre une consommation à tout-va de ces appareils, souvent jetés et remplacés plutôt que réparés.
En l'espace de quelques mois, Kippit a ainsi reçu près de 3.000 pré-commandes pour sa bouilloire multifonctions Jaren. Mais la société travaillait déjà également sur le grille-pain multifonctions Toben et le lave-linge Fraval. Les consommateurs avaient aussi témoigné de marques d'intérêts fortes pour ses deux futurs produits. Mais ils ne verront jamais le jour sauf si le duo de cofondateurs trouve un ou des repreneurs.