Toopi Organics lance sur le marché le premier engrais à base d'urine recyclée
Jean-Philippe Déjean

Michaël Roes devant des stocks d'urine en cours de traitement
Agence APPA
Jean-Philippe Déjean

Michaël Roes devant des stocks d'urine en cours de traitement
Agence APPA
En juin dernier la startup Toopi Organics, en sud Gironde, dévoilait sa première installation industrielle de production d'urine (légèrement) transformée pour servir d'engrais bio dans l'agriculture. Cofondée en 2019 par Pierre Huguier, qui a depuis quitté l'entreprise, et Michaël Roes, qui la dirige, la startup a annoncé ce lundi 24 octobre le début de la commercialisation de son premier produit urinosourcé. "Une première mondiale", souligne la direction de l'entreprise.
Il ne suffit pas de récupérer, comme le fait Toopi Organics, l'urine humaine (dans des stades, des bureaux, des établissements scolaires...) pour avoir un engrais naturel apte à être utilisé. Une trentaine d'essais a ainsi été nécessaire pour qualifier ce premier produit commercialisé.
Outre des entreprises, écoles, collèges, lycées, stades, salons, et autres chantiers, la startup girondine collecte aujourd'hui l'urine au Futuroscope, sur des aires d'autoroutes Vinci, dans des collèges et lycées mais aussi sur des festivals d'envergure comme Rock en Seine et Solidays. L'urine collectée est ensuite transformée dans l'usine de Loupiac-de-la-Réole, au sud de Bordeaux, capable de traiter jusqu'à 250.000 litres par an.
La jeune entreprise relève un double défi :
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La startup a déjà contractualisé la collecte de deux millions de litres d'urine, couvrant la production des trois prochaines années. A cinq ans, elle table sur une collecte annuelle de 3,75 millions de litres et autant de volume de produits vendus. À cette date, l'entreprise prévoit une activité de transformation répartie sur sept sites en France et en Belgique. "Notre objectif à cinq ans, en 2027, est de réaliser 80 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé", expliquait Michael Roes en juin dernier.
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