Près d'un an après avoir livré sa première unité de production dans le Grand-Est, le clermontois Afyren passe une nouvelle étape. Car la greentech de la chimie verte, fondée en 2012 afin d'accompagner les industriels dans la réduction de l'utilisation des dérivés pétroliers au sein de leur chaîne de production, est désormais en pleine phase d'industrialisation de sa technologie, qui vise à produire des acides bio-sourcés à partir de résidus agricoles.
Deux ans après avoir levé 70 millions d'euros lors de son entrée en Bourse, Afyren vient de nouer un partenariat pour la création d'une joint-venture avec le numéro 3 mondial de l'industrie sucrière, le Thaïlandais Mitr Phol. Avec un objectif bien précis : implanter d'ici la fin 2024-début 2025 sa deuxième bioraffinerie d'acides biosourcés près de Bangkok, dans une logique d'économie circulaire, en utilisant notamment les résidus des procédés de production de l'industrie sucrière.
Une nouvelle qui doit permettre à la jeune pousse clermontoise de 110 salariés de répondre à deux besoins clés : « Avec ce projet de deuxième usine, nous organisons notre implantation dans une région stratégique au coeur de l'Asie pour servir au mieux nos clients et nous sécurisons à long-terme un accès à une matière première durable, issue de l'industrie locale de la canne à sucre », explique à La Tribune Nicolas Sordet, directeur général d'Afyren, qui rappelle que la force de son procédé, issus de 10 années de travaux de R&D, est bien de produire ces acides bio-sourcés nécessaires à l'industrie à partir de plusieurs types de matières premières.