Chimie verte : Afyren convainc 12 partenaires et l'Europe pour son projet de bioraffinerie
Stéphanie Borg
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Afyren veut réconcilier industrie et écologie. Depuis dix ans, la startup, qui vit entre Clermont-Ferrand et Lyon, travaille sur une technologie capable de transformer la matière première végétale en un acide purifié qui a les mêmes propriétés qu'une molécule issue des dérivés du pétrole. A terme, la startup entend donc remplacer ces ingrédients très utilisés par l'industrie chimique (cosmétique, arôme, nutrition humaine et animale, etc.) par sa molécule d'origine végétale.
Après son atelier de production pilote à Clermont-Ferrand, capable de fournir des échantillons de test, Afyren passe à l'industrialisation et construira, pour 2020, une usine à grande échelle pour déployer sa technologie. Elle sera basée à Carling Saint-Avold, dans le nord-est de la France, pour sa proximité avec l'industrie sucrière et devrait générer, dans un premier temps, une cinquante d'emplois directs.
Pour sécuriser le financement de son usine - Afyren a levé 21 millions d'euros en 2019 en partie dédié à ce projet -, mais surtout accélérer sa recherche de débouchés commerciaux, la startup a répondu à un appel à projet lancé par le Bio-based Industries Joint Undertaking (BBI-JU) avec 12 autres partenaires européens (3 PME, 8 grandes entreprises et 1 pôle d'innovation provenant de 5 pays européens), intervenant chacun sur une partie de filière.
Ensemble, ils ont obtenu, sous le nom de After-Biochem, une subvention de 20 millions d'euros. Parmi eux, on trouve le géant de la gestion des déchets Suez ou le pôle français de Bioéconomie, IAR.
Stéphanie Borg