Si l'Afrique reste un marché de choix pour Sunna Design, ses lampadaires solaires autonomes commencent aussi à se développer en Europe, notamment en France. La PME girondine en forte croissance s'affirme ainsi comme un acteur global. Après le déploiement de 50.000 lampadaires au Togo, Sunna Design a décroché un nouveau contrat au Cameroun pour y installer plus de 100.000 lampadaires. Technologie low-cost fonctionnant avec une énergie renouvelable, le lampadaire solaire séduit.En 2022, Sunna Design, qui emploie 65 salariés et a été le pionnier français de l'éclairage public solaire autonome, a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 18 millions d'euros.
« Nous avons doublé le montant de notre chiffre d'affaires entre 2021 et 2022 et enregistré pour la première fois un résultat net positif. L'objectif pour 2023 est à nouveau de doubler notre activité », précise pour La Tribune Ignace de Prest, président du directoire de l'entreprise.
En 2020, le périmètre de cette startup fondée en 2011 par Thomas Samuel, diplômé de l'école d'ingénieurs de La Rochelle, qui dirige aujourd'hui la startup Moon, a changé, avec la prise de contrôle de l'entreprise américaine Sol Inc., à Miami (Floride), jusque-là filiale du groupe canadien Carmanah Technologies, à Victoria (Colombie-Britannique).
L'électronique et l'ingénierie au cœur des lampadaires
Avec cette acquisition de Sol Inc., Sunna Design a absorbé le pionnier et leader de l'éclairage public solaire aux Etats-Unis et affiche désormais 125.000 lampadaires solaires installés dans soixante pays. Depuis sa création à Blanquefort, près de Bordeaux, la startup industrielle a levé quinze millions d'euros dont sept millions d'euros en 2017. La pépite s'est trouvée un très imposant soutien puisque le groupe BNP Paribas, leader européen de la banque, est devenu son actionnaire de référence.
« Sunna Design a développé quatorze brevets en propre et l'acquisition de Sol nous en a rapporté neuf de plus. Notre offre se constitue d'un lampadaire, d'une batterie et d'un panneau solaire, mais le cœur du système c'est l'électronique, qui permet de gérer le temps de stockage de l'énergie électrique », cadre Ignace de Prest, arrivé dans l'entreprise en 2018.