A Monaco, Yachtneeds se pose en Amazon des bateaux de plaisance et vise le marché outre-Atlantique
Gaëlle Cloarec
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Yachtneeds lève la grand-voile. Après un démarrage prudent, la place de marché monégasque spécialisée dans les bateaux de luxe augmente la cadence avec, en ligne de mire, l'eldorado américain. Une étape indispensable pour la jeune pousse fondée en 2015 qui entend devenir, à terme, l'Amazon des bateaux. Une ambition qui a pris corps, doucement mais sûrement, conduisant à transformer le site de référencement d'origine dédié à l'équipement des yachts et super yachts en marketplace spécialisée.
En ligne depuis 2022, Yachtneeds propose à ce jour 50.000 références, dans cinq grandes familles de produits, couvrant les besoins relatifs à l'entretien des ponts, des extérieurs et intérieurs, des machines ainsi qu'aux services délivrés à bord. "Nous devrions atteindre 100.000 références à l'été, 300.000 à la fin de l'année, dont certaines ne se trouvent pas ailleurs", indique Fabio Molinaro, co-dirigeant avec Tony Stout, de la place de marché. Laquelle réunit une centaine de fournisseurs, triés sur le volet, qu'une centaine d'autres rejoindront sur la plateforme dans les prochains mois. "A la différence des marketplaces généralistes, nous choisissons qui nous voulons avoir en portefeuille." A savoir, "des fournisseurs issus du monde entier, petits ou grands, artisanaux ou industriels, qui ont en commun de bien connaître le marché visé et d'être en mesure de servir une clientèle haut de gamme". Et ce, en Europe et sur le pourtour méditerranéen où Yachtneeds, depuis son siège monégasque, entend se conforter avant de partir outre-Atlantique où elle vient d'ouvrir un bureau de représentation.
"Nous visons un marché très restreint, de 5.000 à 6.000 bateaux de plus de 24 mètres dans le monde, mais extrêmement rémunérateur puisque chacun d'eux dépense en moyenne entre 1 et 1,2 million d'euros rien qu'en entretien de l'équipage et du bateau". Une cible bien définie pour laquelle l'entreprise a développé son propre algorithme durant trois ans afin de se rapprocher au maximum des besoins exprimés par ses clients. "Sans cela, nous ne connaîtrions pas le succès rencontré aujourd'hui", avance-t-il. Car si la marketplace, qui est passée en quelques mois de 3 à une dizaine de personnes, ne communique pas son chiffre d'affaires, elle constate une forte accélération de ses commandes. "Le marché répond". Reste donc à transformer l'essai...
Gaëlle Cloarec