Quatre ans après sa création, l'institut interdisciplinaire d'intelligence artificielle toulousain Aniti est face à un tournant de sa jeune histoire. Au-delà de 2024, cet institut interdisciplinaire 3IA voit son avenir s'inscrire en pointillé. Pour mémoire, cette structure, qui mêle financements publics et privés, a permis la création d'une vingtaine de chaires de recherche et une trentaine de collaborations avec des entreprises régionales. Aujourd'hui, cet institut, qui réunit 160 professionnels au quotidien, est parvenu à mobiliser une trentaine de millions d'euros avec l'ambition de faire de Toulouse une place forte de l'intelligence artificielle. Les mêmes structures existent à Paris, Nice et Grenoble.
Mais l'État a décidé de lancer un nouvel appel à manifestation d'intérêt pour faire émerger des «
pôles de recherche et de formation de rang mondial en intelligence artificielle ». Il remet ainsi en cause l'existence de ces instituts 3IA, évoquant une «
première phase » de la stratégie française en matière d'intelligence artificielle. Sa volonté est ainsi de «
construire un réseau d'au plus dix pôles académiques français de renommée internationale en intelligence artificielle et faire ainsi émerger des leaders internationaux en France »
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