Dix ans, l’âge de la maturité ? Le 10 octobre, l’écosystème économique s’était réuni à Montpellier pour souffler ensemble les dix bougies de la French Tech Méditerranée. L’occasion pour la communauté locale du coq rose de dresser le bilan du chemin parcouru et de faire le point sur les défis à venir.Dix ans, c'est le type d'anniversaire qui invite à dresser le bilan du chemin parcouru.
« Aujourd'hui, on compte plus de 99 communautés French Tech dans le monde et 16 capitales French Tech labellisées, dont Montpellier qui fait partie des premières labellisées en France », rappelle Nordine El Ouachmi, CEO de Bureaux&CO et président de la French Tech Méditerranée depuis janvier 2023.
Devant lui le 10 octobre au Musée Fabre de Montpellier, quelque 250 personnes réunies autour d'un buffet pour fêter cet anniversaire. Avec, sur toutes les vestes, T-shirts et chemisiers, le désormais célèbre petit coq rose en origami qui fait la fierté de la French Tech à travers le monde.
L'événement est l'occasion de se pencher sur la saga locale de la French Tech à travers les personnalités qui ont permis son existence. À commencer par Katia Vidic, cofondatrice de Nelis, qui a fortement contribué à sa genèse. Et ce dès 2013, quand Fleur Pellerin, ministre chargée de l'Economie numérique, souhaite développer le concept de « startup nation » pour valoriser l'innovation dans le milieu du numérique français.
« Avant 2013, il n'y avait pas de levée de fonds en région à plus d'un million d'euros, se rappelle Katia Vidic. Quand Fleur Pellerin a annoncé la création du label, nous avons été une vingtaine de startuppers à nous engager à Montpellier. Nous avions envie d'une dynamique plus ouverte, notamment à l'entrepreneuriat féminin, tout en misant sur la mixité et la pluralité de l'écosystème. Cela a été au-delà de nos espérances, nous permettant de fédérer près de 3.000 acteurs. »
Une communauté ouverte
Montpellier est l'une des neuf villes françaises à recevoir le label en 2014, renouvelé en 2018. Une reconnaissance. Au niveau national, il s'agit désormais de créer des communautés en région portées par des associations.
«On s'est demandéscomment élargir le territoire car des startups, nous en avons à Montpellier, à Béziers, à Nîmes, en Lozère...», se remémoreFrédéric Salles, CEO de SCOP3, à l'époque fondateur de Matooma et président de la French Tech Montpellier (2018-2019).