Grâce à ses serres filtrantes, Azuvia se pose en expert du traitement de l'eau
Maëva Gardet-Pizzo
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On l'avait un peu oublié, mais les récents épisodes de sécheresse nous l'ont rappelé : l'eau a beau être une ressource renouvelable, elle n'est pas infinie. Et sa bonne gestion est désormais un enjeu crucial. Notamment s'agissant des eaux usées.
Pour les industriels, plusieurs solutions se présentent, comme le détaille Tristan Bauduin, PDG et cofondateur d'Azuvia. En plus de l'épandage possible via l'obtention d'une convention, « les industriels peuvent se raccorder à une station d'épuration, moyennant une redevance, avec des seuils à ne pas dépasser ». Mais les stations tentent parfois à être submergées. « La filière vinicole, par exemple, rejette tous ses effluents sur une courte période. Pour gérer cela, les stations peuvent s'agrandir, ce qui demande de prélever plus de redevances. Elles sont donc intéressées par des solutions capables de les soulager ». Et c'est là que se positionne Azuvia, avec sa solution de traitement décentralisée qui lui permet de « se positionner comme pré-traitement, ce qui génère moins de pollutions à traiter pour les stations ».
Concrètement, l'innovation d'Azuvia consiste en des serres filtrantes qui utilisent divers assortiments de plantes, cultivées verticalement pour optimiser l'espace, afin de traiter eaux usées et effluents.
Si sa cible initiale était le marché des piscines, elle s'est réorientée dès 2020 vers un autre secteur, plus large, celui de l'industrie agroalimentaire. « Cette industrie comprend beaucoup de sous-segments : les conserveries, les caves, les abattoirs... Toutes ces activités consomment de l'eau pour produire et elles en rejettent. Ces eaux sont quasiment toutes soumises à des normes réglementaires contraignantes, qui sont plus importantes en fonction de la taille de l'entreprise. Notre objectif est de proposer aux acteurs de cette industrie une solution adaptée à leurs besoins ».
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Actuellement, l'entreprise travaille avec des caves, des domaines plutôt renommés qui lui confèrent une certaine notoriété, dans le Sud de la France et la Bourgogne. Elle réalise également des ventes auprès de l'industrie céréalière et des compostières avec qui elle s'attelle à traiter de fortes charges d'azote. Et dans chaque cas, les serres sont en partie personnalisables. « Dans les beaux domaines, on propose des serres très esthétiques afin qu'elles en respectent le patrimoine. Mais si le client le souhaite, on peut aussi proposer des serres très standards, en toile, en bâche ». De sorte que l'offre peut fluctuer de 2.000 à 50.000 euros. Ouvrant à Azuvia un large marché.
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