Cop28, levier d’accélération pour Seawards, le spécialiste français du dessalement d’eau de mer ?
Laurence Bottero
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En se tenant aux Emirats Arabes Unis, partie du monde peu connue pour sa bonne tenue en matière de sobriété énergétique, la Cop28 a divisé les opinions. Mais le rendez-vous est évidemment incontournable, aussi, tout ce que la planète compte d'acteurs impliqués, de gouvernements et d'experts, de converger vers Dubaï. Un déplacement qu'effectuent également Hervé de Lanversin et Hubert Montcoudiol, les deux co-fondateurs et dirigeants de Seawards. Un déplacement qui a posé question, « nous avons hésité », confirme le premier, mais le rendez-vous dubaïote est une occasion rare de pouvoir s'adresser à une communauté mondiale, qui plus est, attentive. Ce que ne saurait manquer une startup en pleine dynamique de démonstration de son concept. D'autant plus que la jeune entreprise embarque dans l'aventure avec la délégation française ce qui « fait de Seawards, une solution présentée comme une solution d'avenir », souligne Hervé de Lanversin.
Sur le sujet plus précis du dessalement d'eau de mer, si l'idée en théorie, est géniale, elle se heurte pour l'heure à des problématiques de rejets qui viennent lourdement contrebalancer les bienfaits apportés. C'est ce qui a poussé la startup marseillaise à trouver une autre façon de faire. Avec notamment, comme objectifs, ceux de baisser le coût de la production de l'eau afin de rendre la solution accessible et ne pas générer de rejets toxiques. Seawards a ainsi développé un brevet qui privilégie la cryo-séparation, un principe de séparation de l'eau pure en cours de cycle de refroidissement, qui permet d'extraire les cristaux d'eau pure tandis que l'eau salée, encore dans son état liquide, est rejetée.
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« L'agilité de notre système de modules nous permet une installation en tous lieux, d'être au plus près du besoin. Et d'être également le moins visible possible, ce qui diminue l'effet d'impact sur l'environnement, visuel également », détaille Hervé de Lanversin. Et d'ajouter que là où il était question de centrales de grande taille, il est préférable de penser systèmes plus modestes.
Laurence Bottero